L' A1!E DE DE1!AIN RAPHAEL. Ne blague pas les dogmes. MOI, 83 Non, il ne faut pas blaguer les dogmes ... pas plus que les vieilles armoires qui nous viennent des ancêtres ... JACQUES. Si on ne blague pas les vétustés, quoi qu'on blaguera, alors ? MOI. Ne blaguez pas les vieilles armoires ! ... LUCIEN • . . . Normandes. Qu'est-ce que ça leur fait, aux armoires, si on les blague !... Jacques, verse-nous donc à boire. RAPHAEL, port.ml uue coupe de cba111pag11e à ses lèvres. A la santé des vieilles armoires ! (Minuit sonne, <J?..apbarëelpose vive111ensta coupe pleine sur la table). Eh bien, j'allais faire du propre l NOUS TOUS. Qu'y a-t-il donc ? Pourquoi n'a-t-il pas bu ? RAPHAEL. Blaguons les vieilles armoires, mais respectons-les. LUCIEN. Il est assommant, avec ses armoires. Pourquoi viens-tu de reposer ta coupe sans la vider ? Est-ce que boire t'ôterait la soif par hasard? RAPHAEL. Non, j'ai une soif de chien. Mais, passé minuit, ah ! non. JACQUES. Bébé demande son dodo. RAPHAEL. Pas du tout. Je reste, mais je ne bois plus. LUCIEN. Quelle plaisanterie ! RAPHAEL. Ce n'est pas une plaisanterie. Je ne plaisante jamais avec cette ... chose-là. JACQUES, Quelle chose ? RAPHAEL. Je communie demain matin. JACQUES. Bah ! toutes les fois que j'ai communié lesté d'une solide tablette de chocolat, je ne suis pas allé le dire à Rome. Au collège, nous faisions semblant d'avaler l'hostie, et nous la collions entre les feuillets de notre paroissien. On collectionnait ça comme les timbres-poste. RAPHAEL, Oh ! toi, tu n'as jamais eu la foi.
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