La Revue socialiste - 1892 - Tome XV - vol 01

758 LA REVUE SOCIALISTE ù la présidence. Elle lui a été très courtoisement maintenue_ En conséquence, M. Sauton accorde la parole aux divers orateurs dans leur ordre d'inscription. Le citoyen Roussel rappelle qu'à la Bourse du travail les diYisions d'écoles sont désormais inconnues. Dans la nouvelle commission exécutive, il n'y a ni majorité ni minorité. La Bourse· du travail est le centre de ralliement de tous le~ travailleurs ... (( Tous, cependant, nous affirmons notre internationalisme,. car le travail neconnaitpasd'ennemisni au-delà du Rhin, ni audrlA des Alpes.Notre enuemi capital est à Rome,comme à Vienne, commr à Berlin, comme à Paris. Partout, le monde du Lravait est uni contre ses exploiteurs cosmopolites. ?\os seuls ennemis, ce sont les millions. Cc que nous voulons c'est la tin des guerres,. c·est de l'instruction, du pain, des vêtements, rien de plus l » Une fois apaisés les applaudissements fort nourris qui saluèrent la péror:üson du citoyen Roussel, le citoyen Léon Martin e~t venu allirmer à son tour l'idée internationale et constater l'heureuse terminaison des légers différends qui avaient un moment existé entre la Bourse du travail et le conseil municipal et l'administration préfectorale.« Un seu I sub;;iste, dit-il, mais il n'est pas impulable au conseil municipal, il l'est uniquement au préfet, qui se refuse énergiquement à laisser aux syndicats lechoix des gardiens du local. .. Si nous n'avons que des éloges à adresser au conseil municipal, c'est tout le contraire que méritele préfet. » Des discours ont ensuite été prononcés par les citoyens Besset, représentant les bourses du travail des départements ~ - Rossignol, qui a indiqué quo la Bourse du travail était pour le prolétariat organisé la première étape du chemin qui le·conduirait à l'IIotel de Yille et au palais Bour·bon; - Gelez qui a rappelé les devoirs du Parlement à l'égard de la classe ouvrière , Tabouret et Leclerc, qui ne veulent pas de l'émancipation des travailleurs par les dirigeants. Enfin. après un disr.ours du citoyen Keüfer, de la Fédéra-• tion du livre, qui a tenu à distinguer entre l'internationalisme politique impossible et maladroit, et lïnternationalisme nécessaire, - quelques mots de remerciement du citoyen Astu If ont clôturé la cérémonie officielle vers quatre heures. Admis ensuite à visiter librement la belle installation donnée· aux travailleurs, les assistants s"écoulent lentement, pendant que l'on vendait aux alentours une pièce de vers composée par-

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