MOUYE~!ENT SOCIAL E:-J FRAXCE ET A L'ÉTRAXGER î57 narisme, l'une des plaies de notre état social. Les groupements ouvriers ne seront véritablement constitués que le jour où ils pourront fonctionner à l'aide de leurs propres ressources. « Ce jour viendra bienlôt, j'en ai le ferme espoir. « Au nom de la ville de Paris, je vous remets cette Bourse -centrale du travail avec la confiance qu'elle sera entre vos mains un instrument de pacification sociale qui, tout eu assurant le triomphe de vos justes revendications, contribuera par les relations que vous serez amenés à nouer avec les travailleurs des autres pays à assurer un jour la paix uni versclle. >> Les applaudissements ont été assez fréquents, surtout à ce dernier passage. Le citoyen Gilles, maroquinier, doyen d".ige de la commission exécutivl', lit ensuite un dis,:ours adopté après discussion dans une réunion tenue par cette commission. li rappelle« les progrès considérables et dignes d'attention faits depuis l'ouverture de l'annexe A, qui ne date que de 1887. Le Conseil municipal avait alors remis rannexe entre les mains -de quarante syndicats ou groupes corporatifs; c'est à plus de cent trente syndicats ou groupes corporatifs organisés, représeutant plus de 200.000 travailleurs, que la municipalité fait remise de cette Bourse centrale en 1892. » Suit un appel au conseil municipal en faveur des ressources nécessaires à l'émancipation sociale des travailleurs, car il ne suffit pas seulement de créer la Bourse du travail, il faut également lui donner les moyens de vine,« et c'est d'après les ressources que vous mettrez à notre disposition qu'elle deviendra une institution utile ou défectueuse, et ce résultat ne sera atteint qne lorsque des crédits spéciaux seront alloués aux titulaires <les syndicats faisant le placement de leurs adhérents. ll En effet, l'un des principaux buts poursuivis est le placement gratuit de tous les travailleurs, la disparition << dP.sces infàmes Agences de Placement qui exploitent et rançonnent les travailleurs, dont le maintien est une honte pour la démocratie fran- -çaise, et les Fésultats que nous avons obtenus jusqu'à ce jour nous permettent d'espérer que, dans un temps très proche, ces indignes agences policières auront vécu. « Les n,ssonrces que la municipalité mettra à notre disposition seront utilement employées, car si nous considérons que le gouvernement a mis à la disposition du conseil supérieur du travail une somme de 58. 000 fr. pour faire de la statistique gouvernementale et autrP., nos ressources sont bien moindres ponr faire un travail bien plus grand et certainement beaucoup pins utile.ll Après ces deux discours officiels, M. Sauton fait remarquer à l'assemblée q11esa tâche est terminée, et qu'il n'a plus le droit
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