LF. COXGRÈS PROTESTAXT DE ,!ARSElLLE 715 LE CONGRtSPROTESTANT DE MARSEILLE 1IJ • Nous sommes bien en retard pvur rendre compte à nos lecteurs du volume publié par l'association protestante pourl'étnde pratique des questions socialC's (année 1892). Les précédents volumes ont été a11alysés dans cette Revue; nous avons signalé surtontavec sympathie celui qui a été pnbliéen 1890 (voir le Protestantisme et la Question sociale: Revue socialiste, avril 1890). Il est à remarquer qu·au lieu de s'améliorer en vieillissant, l'association protestante semble revenir en arrière. L'inspiration socialiste de srs premiers travaux diminue sensiblement. Elle menace de dégénérer en une J1tles-Simonerie quelconque. Les débuts faisaient prévoir une attitude bien plus énergiquecontre le capitalisme et ses abus. M. de Boyne a prononcé le discours d'ouverture, dans lequel les socialistes en général. lC'schefs du parti ouvrier, les organisateurs des grèves, en un mot reux qui défendent pratiquement à un titre quelconque et autrement que par des phra-- ses et des effusions sentimentales lrs intérèts ou\Tiers contre les intérêts capitalistes, sont traités d'exploiteurs du peuple, deparasites. M. de Boyne sait aussi bie11que moi que la plupart des améliorations c0nquises en Angleterre, par une certainefraction de la classe laborieuse, l'ont été par le moyen des grèves. (1) Quatrième assemblêe génènde de l'AFsociation protest,,ute pour l'étudepratique des questions sociales. (Paris, librairie Fischbacher, 3J, rue deSeine ; un volume de 209 pages, prix 2 fr. 50).
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