La Revue socialiste - 1892 - Tome XV - vol 01

~!OUVE~lENT SOCIAL EN FRANC!,; ET A L'i'.:TRA:'IGER -191 HOLLAXDE Co1·respondance. - Il faut d't1.bordenrrgistrer la fondation de deux nouveaux journaux socialistes lwbdomadaires: 1° Le Travailleur (de Arbeider). qui était encore il y a quelques semaines un journal radical, intitulé la C(fuse cllt Peuple. 2° L'E1i Avant (Yoorwaarts) paraissant à Arnhem (province de Gueldre. A part les préparatifs pour le 1°' Mai, jour qui sera célébré par des manifestions dans plusieurs villes du pays (ainsi que par un grand meeting à Leeuwarden) - il n'y a qu·un grand nombre de petits faits, importants néanmoins dt1.ns leur ensemble, dont il fan t faire men lion. Prcmièrcmen t,c'est une lutte entre lrs menuisiers d' Amsterdam et leurs patrons qui a attiré l'attention. Cette querelle au sujet de la participation obligatoire à la Caisse pour les malades, fondée par les patrons, s'est finie déjà, mais "lie aboutira vraisemblablcmen Là l'organisation de tous les menuisiers de la ville en une seule« union ». Il y aura donc un bien, né de ce mal. Les travaileurs aux docks d"Amsterdam ont tenu une réunion publique pour montrer qu'ils se trouYent offensés par l'ambassadeur de l'Angleterre à La Haye qui a mal renseigné son gouvernement sur les conditions des travailleurs aux docks hollandais et leur ivrognerie. On s·occupcaussi des scandalesqni se sont passés à l"hopital des fous à La Haye où les malades sont horriblement maltraités, selon les explications de Mme Stuten qui fut soignée là et qui a découvert bien des faits, et de plusieurs autres pcrson nes. Il en est de même dans la Maison des Pauvres (~laison ùc correction} de la commnne d'Amsterdam. Les sé,·ices chez les malheureux nous les con naissons ehez nons, aussi bien que les mauvais traitements des soldats dans notre petite armée. Christ CoRNÉLISSEN. ALLEMAGl'Œ Manifeste pour la France. - Les députés socialistes au Reichstag ont adressé la lettre suivante au citoyen déput6 Lafargue, à l'occasion de l'anniversaire de la Commuue: Dites à nos frères fran,;ais que le temps nous manque pour leur écrire une longue leitre en l'honneur de la fète du 18 mars. Plus notre parti gagne en importance, plus notre tâche devient Jourde. Nous ne pouvons pas cepen-

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==