CORRESPOXDA~CE 460 !\!alon, que ce n'est pa'l empiriquement que l'on peut résoudre un problème de fiscalité financière, quand on le place, à l'improviste, dans un milieu c:1pitaliste. Il faut pour la moindre réforme financière, toute une science spéciale des mou\'ements <lu numéraire et de ~a capacité d"échange; et c'est seulement .scienti(ique,nent qu'on arrive;\ paralyser les l'ffets scienlifiques de la toute-pui ante organisation capitaliste. Pour atteindre ce but il n'y a pas d'autre moyen que de désolidariser l'imput et la valeur: 1° En basant l'a~sietle de l'impôt sur l'espace occupe par chaque contribuable sur le territoire national. (cube et surface). 2• En supprimant le droit de vendre le sol. 3° En démonétisant l"or, l'argent et le billet de banqur au regard du paiement do l'impôt. Tout autre système qui empruntera au capitalisme ses tratics, sa théorie de la Yaleur, et son medium d'échange sera inefficace, quant à l'amélioration poursuivie, et, au contraire, précipitera l'avènement du capital social, qui, je rai dit au début de cette lettre, me parait être malheureusement indispensable à faciliter l'in ·tallation et l'acceptation d'une organisation .scientifique, rationnelle, c'est à dire en un mot: socialiste. Auguste CHIRAC. Paris, i9 Mars 1$92.
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