La Revue socialiste - 1892 - Tome XV - vol 01

LA REYVE SOCIALISTE YL L\ Ri'.:GLE~IEXTATIOZ'\ x'EST-ELLE POSSIBLE QUE P.IR UN ACCORD 11\TERXATIONAL ? Ceux de nos lecteurs qui ont bien voulu nous prêter leur alte11tio11jusqu'ici, auront remarqué que la principale préoccupai ion de M. Sabatier, dans l'examen de la proposition de loi <le '.\l.. Janson, a été de combattre cette propositiou en prétext.-'lnt qne si la journée de dix heures était rendue obligatoirn da11s les mines, notre industrie charbonnièt·e en souffrirait, ù cause <lela concurrence que ne manqueraient pas de nous faire, avec succès, les charbon11agC'sétrangers. :'\ons croyons avoir démontré que celte concurrC'11cen'est pas à craindre, qu'on n'en parle que pour empècher le vote r1·une réforme juste C't indispensable. et parce que nos législateurs bonrgeois, comme les industriels d"ailleurs, en combattant tout cc qui e,:;tnouvC'au, sr montrent avant tout routiniers, bornés et farcis de préjugés qui dcvmient avoir fait leur temps. L'exrmplc de ce qui se pa~se en Belgique même, la comparaison de la différence drs condiLions du travail dans nos divers bas ins houillers, est une preuve ma11ifesle qu'il ra c1uelqur chose ù faire dans la voie - bien modeste - tracée par ~I. Paul Janson dans son projet <le loi. Dans le bassin de Liège, en effet. la journée de travail des ouvriers à veine, nous l'avons vu, n'ef't. que de 8 h. -18rt l'effet utile est plus élevé que dans le bassin <leCharleroi, la puissance des couches étant égale. De plus, malgré un prix de vente uniforme, les salaires sont plus élevés ù Liège qu'à Charleroi, dans le Ct'11treet au Borinage. On peut doue demander en ton te j usticc que les mincu rs de ces trois dcrnirrs bassins houillèrs soient traités de la même façon que leurs frères de Liège, et cc sera un progrè~, bien supérieur à celui que réclame l\I. Janson et dont la section centrale ne veut pas cependant. M. Sabatier, au nom de la section centrale, a fait un long rapport, croyant qu' « il était bon que chacnn sache définitivement(!) à quoi s'en tenir sur la voie que les Chambres et le gouvernement enLcndcn t sui vrc >>. L'auteur de la proposition de loi, après avoir déclaré que la question de la réglementation du travail dans les mines était mûre, a reconnu. ccpcnfant - c'est :1\I.Sabatier qui l'affirme -

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