La Revue socialiste - 1892 - Tome XV - vol 01

REVUE DES LIVRES 381 « Le démocratie halt et combat la politique colnniale a,·ec Guyot parce <1u'elleest une politique extensfrc. Elle laisse incultes les terres de la. mère-patrie et \"a faire des ports. des canaux, des \"Oiesferrées sur tous les points du monde, tandis qu'elle n'a pas assez d'argent pour en faire autant et bien chez elle. « Elle rn créer des débouchés auprès de gens qui n'ont pas les moyens pour acheter nos marchandises ou n'ont pas besoin d'elles ; tandis qu'elle reçoit chez elle les leurs a\"ec les tarifs de transport trop élevés et a\"ec les tarifs de douane qui ferment les portes et emp~chcnt tant l'entr·éc que la sortie. Elle se préoccupe de civiliser les harbares et ne pense pas à payer les maitres d'école chez elle. Tout commence sans aucune complication et cache toutes ses erreurs clerrière le drapeau du patriotisme, qui sert à laisser passer une marchandise de contrebande. « En nous inspirant des faits et expériences que tout le monde connait; nous pourrions dire que notre civili,ation présente encore trop de lacunes pour qu'elle ait le droit de forcer les autres à l'accepter sous la menace des canons; et qu'elle s'occupe d'obtenir une bonne sécurité publique dans la métropole al'ant de la rechercher dans les lointaines colonies; qu'êlle ne ju~tifie pas les entreprises à la Pizzare au nom des théories scientifiques qui s'attribuent aux sarnnts qui ne les ont jamais soutenues. qu'elle est rontraire à la politique de conquête, tant au nom du droit qu·au nom de la ;,é.;u,·ité nationale. « La démocratie néanmoins, s'inspirant d'un sain expérimentalismc social; se souvenant que furent identiques les résultats des conquêtes coloniale, ,·iolentes repousse et combat l'odieuse politique coloniale au nom de la science et de l'histoire. au nom du droit de l'économie et de la morale. L'isola. - Piazza S. Onofrio, 30, Palermo. Ce vaillant journal pé!'iodique dont ~apoleone Colajanni en est le directeur, dans son numéro du dimanche 28 février s'exp,·ime ainsi en parlant du deuxième volume du :Socialisme intégral: « Aujourd'hui avec un vif plaisir nous signalons à nos lecteu1·scc deuxième volume qui est digne du premier.Le Socialisn1e bttég,·al <•Stappelé à deveni,· en peu de temps. une œune vraiment classique. « En cette secoude partie de son rouvre maitresse, Benoit Malon le nai et intelligent chef des possibilistes, expose toutes les réformes sociales, que l'on pourrait accomplir dans l'application d'une transformation plus radicale - aussi sous le régime actuel il continue une méthode strictement évolutionniste et légale. « ~ous donnons en dernier lieu le sommaire des chapitres avec lesquels l'on comprendra combien de chemin il y a encore à parcourir, a,·ec cette méthode et combien peuvent y apprendre ee•1xqui dans les Parlements p, opagent la législation sociale. A nos lecteurs nous signalons principalement les chapitres sur les monopoles et services publics et sur les se1·vicescommunaux. • Amnt que de payer, notre tribut, à l'œnvre de Malon, éloges, suspectés ou peu autorisés, nous préférons dire qu'elle a été discutée avec la plus grande déférence et l'admiration des adversaires les plus éminents du socialisme: et il a mérité la haute approuation de la Revue Philosophique et a·1t:·es organes maitres de la per.sée européenne. n

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