LA Ri:;FORME FISCALE ET L•11i::1UTAGE 33 à peine compensé par l'attribution de son montant anx travaux effectifs et colleclifs auquels on l'appliquera peut-èire, car rien n'est moins sùr. En tous cas, comme il compense à peine les impôts indirects qu'il remplacera, il n'amènera qu'un déplacement partiel et insuffisant du travail, et ne donnera pas une grande somme de nouvelles ressources pour l'augmentation fsL'- nérale du travail et :sameilleure répartition. Cc n'est pas la suppression des depenses militrti1·es et religieuses, dépenses qui nous sont imposées. non par notre propre volonté, mais par la sitnation des an lres nations d0 l'Europe, comme notre situation commerciale et industrielle est dominée par l'état de l'industrie et du commerce du marché universel. Ce n'est pas l'mnoi·ttssement, mème rapide, <lenos rentes perpétuelles, car il ne ferait qu'angmcnter entre les mains des rentiers pri\·i\égiés les avantages de lenr situation de prêteurs d'Etat, et d'accroitre, aux dépens de ceux qui payent l'impôt avec lequel on solde les 1,300 millions de renles,les charges qui résultent de notre système d'emprunts d'Etat. Ce n'est pas en expropriant a\'ec ou sans indemnité les possesseurs privilégiés de la propriété bàtic, car, avec indemnité, ce serait une lourde charge pour nos Budgets (quoique l'indemnité ne soit pas dùc à des priviléges qui ont pro<lnit des bénéfic<.:s)e; t, sans indemnité, cc serait faire subir aux propriétaires des 9 millions de maisons, une perte sèche contre laquelle ils protesteraient. Quant à un échange de titres trentenaires ou centenaires contre les titres perpétuels, sans augmentation de la prime d'amortissement, c'est encore une œuvre de longue haleine, comme celles que nous mentionnions précédemmeu t. Ce n'est pas dans la suppression des biens de 11iain-mol'le des Compagnies de chemins de fer, des assurances, des Sociétés mutuelles, des Sociétés religieuses, car on est encore Join de se rendre compte de leur importance et de leurs inconvénients et d'avoir le courage de liquider cette inégalité. Une seule mesure peut avoir des résultats immédiats, ne pas léser des intérêts presque légitimes, puisqu'ils sont fon<léssur des lois sociales existantes et sur des engagements réciproques ; une seule ne lèse que des individus non intéressés directement, et beaucoup même intéress(is seulement éventuellement, c'est celle qui, sans toucher à l'héritage en ligne directe (et môme en y ajoutant, par une innorntion qui peut se justifier, l'héritage aux ascendants directs de premier ou de deuxième degré), décrèle la supp1·essio1i partielle ou totale de l' hfritnr;e et rle.~ donations en ligne collatà{lle et entre non parents; et fournit par là non seulement des ressources a111111elleims médii:les, mai,; :J
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