32 LA REVUE SOCIALISTE LARÉFORFMISECAELTEL'HÉRITAGE I. La plupart des questions sociales ne comportent qu'une série de solutions s'échelonnant sur une période de temps dont l'étendue dépasse de beaucoup les 30 ou 40ans qui restent à vivre à la plupart des adultes qui Yivent actuellement. De sorte que, pour les vivants, tout espoir de voir s'effectuer, de leur temps, une réforme sociale profonde, peut être abant.lonné et rélégu& dans un avenir tellement éloigné que cette réforme ne profitera qu'à nos enfants ou à leurs petits-enfants. Les contemporains peuvent donc, à cet égard, écrire sur la porte de la Justice ~ Lasciate ogni speran:.;a. Il n·est qu'une seule réforme qu'on puisse espérer voir aboutir rapidement, et par elle, à sa suite, vingt autres qui en découlent; quelle est-elle ? Est-cc la déclaration de 1·etow· de la propriete du sol non bâti à la collectivité? Non, car on craindrait d'dfaroucher dix millions de petits propriétaires ruraux, misérables, mais entlltés et ignorants, qui aiment mieux succomber sous l'hypothèque et le prôt usuraire que de renoncer à la propriété théoriquement perpétuelle de leurs cinq hectares. Est-ce l'imp6t sur le capital? Non, car quelque légitime et quelque facile qu'il soit à établir, le taux auquel on l'établira d'abord ne lui donnera que peu d'influence pour diminuer les autres imp6ts directs et indirects; et, dès qu'il existera, sa répercussion amènera un déplacement correspondant du travail,
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