La Revue socialiste - 1892 - Tome XV - vol 01

LA REYUE SOCIALISTE « à la fois le c:i.tholicisme et le socialisme? Il faut choisir; choit< sissez. i> - Sinon, t< une coalition de l'Eglise, de la haute « Banque, de la grande bourgeoisie industrielle mettra la main « sur la république et not1s connaitrons les douceurs de la répu- " bliq11ecléricale ... Cc jour lù, on sera bien heureux que les « militants du socialisme aient organisé en syndicat !"élite t< onHitH'C,car cc sera la seule force démocratiq uc restée debout, « et iI fa11dra bien. pour refouler le parti clérical, se rallier « antonr d"clle. » L'hcnre est venue, oit bon gré malgré. il va se faire un nouvcan cla scrnent des partis. Les adhésions clérico-conscrvatrices à la forme républicaine se succèdent; la conjonction des centres s·est faite sur la question douanière; clic se continue sur la qncslion des rapports de l'Eglise N de !"Etat. Beaucoup de faux Républicains suivent le grand courant de rfaction contre les nouvelles couches de la Rt'•publiqnc démocratique et sociale. Le mou \·cmerlt des forces conservatrices de toutes nuances s'accentue pour prendre une réelle et dangereuse consistance aux élections de 1893. Il est grand temps que les Démocrates sincères de l'ancienne Extrème-gauchc se décident à être pour ou con trc Je socialisme, s11.nsépithètes. Le Socialisme a grandi, et, par le propre effort de la conscience pnbliqne, aujounl"hui il a bien plus que le droit de cité, il apparait déj,i comme la rlcrnièrc espérance nationale. Lïnstant Pst venu de répéter: Quiconque n'est pas socialiste n'est pas républicain. - Il faut revenir à la franche distinction de Clémenceau et du comte de :.Iun: Révolution ou Eglise. Il faut ètrr. de l'Internationale rong-e on de l'Internationale noire. Il faut prendre un parti: être avec ~lalon pour le Socialis,11e Intég;•al, ou avec le pape pour le Catholicisme Intégral. L'onnive,·sni,•e clu 18 Mm·s. - L'apparition du numéro de :.Jars de la Revue Socialiste coïncidé presque a\'cc l'anniversaire de la Commune religieusement célébré chaque année par tous les Révolutlonnaires conscients. Cette fois nous remplacerons nos trnditionnellcs considérations rélrospectives par la reproduction pure et simple de l'un des plus éloquents manifestes lancé,; sur le tard par la Commune : Al,X 'l'RAYAILLEURS DES CA~IPAGXES. Frère, on te trompe. ?\os intérèts sont les mèmes. Ce que je demande, tu le veux aussi: l'affranchissement que je réclame, c'est le tien. Qu'importe si c'est à la ville ou à la campag11eque le pain, le vètement, l'abri, Jesecours manquent à celui qui produit toute la richesse de ce momie? Qu'importe que

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