L.\ 1IORT n'uN 1rLLIT.\:\"T - L.\l:REXT \"ERR\"IŒX 3lû « En 18:'>7, lors cl<' la prégentation du proj<'t de loi dit<' « des couvents n par le ministère clérical cl'alors,Yerrykrn était ouvrier boulanger à Bruxelles et prit part aux manifrstations et aux émeutes qui firent rcculrr le ministère réactionnairC'. « Le jeune républicain !'.·taitdevenu libre-penseur anticlérical. « C'est YCrscette époqne qu'un g-roupc d'ouniC'r;; fonda l<' cercle de l'A(!,·anchissc1,ienl, société d'enterrements civils, qui fn t le bercean des Solidaires et de la L1/)J'e Pe11see. « En 18ü0, a1·ec Brismée, Steens et De Pacpe, Yerryken fonda l'Association le Peuple, société républicaine et socialiste. (< Cette association publiait le journal la T,·tbune du Peuple, qui Yécnt jusqn'en lSü . « L<'s membres de l'Association le Peuple fondi•rcnt la première SC'ctionbelge de l'Inlernrtliow1te. « 'ïcrr.rken fot un membre actif de la grande Association. Il fnt ,nec Brismée, Hins, De Paepe, Steens, et d'autre;,, un des ora!C'urs qui, chaque dimanche, allai<'nt dans tous les centrC's industriels du pays porter la bonne parole socialist<', se firent les éduc:.i.tcnrs de cc peuple belge que les dirigeants libéraux et cléricaux avaient laissé croupir dans l'ignorance. « J'\otrc panne camarade fut délégué par la section bruxelloise de l'InkrnaLionalc ù plusieurs cong-r(•s de C<'tleassociation, à Gcnè1·c, ù Berno et ù la Confi'•rcnce do Londres. « Comme orale11r, c·est su,·tout dans le bassin ùc Charleroi que Ycrrykcn se distingua. Il a laissé d'exccll<'nls sou1·enirs dans cc bassin industriel où il était aim{• des ouniers. « .l..près le Congrès do La llayc de 18î2 qui aboulil ù la scission do l'Internationale et la déchira en deux tronçons. Verryken se rangea du cùté de la mnjorité qui no rnulait pas, comme Kal'l ~larx et ses amis, do l'action politiq uo. Il était au tom isto-anarchiste. « Pendant quelques années le silC'ncc se fit: les soldats et les chefs de l'armée socialiste étaient découragés. (< Cependant, wrs 1880, le réveil se fit. Quclq ues jeunes fondèrent à Bruxelles la Clta111bre clu TNrvnil qui bicnlùt rntra en rapport avec les groupes do province qni avaient sunécn ai1 désastr<'. Ycrryken, un des premiers, avec De Paepo et Désiré Brisméc, encouragea les jeunC's et reconnut combien la luttepour la conquête du pouvoir politique était nécessaire, comme moyen de réaliser les princip~s socialist<'s.
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