33(3 LA RE\'UE SOCIALISTE LA QUESTION S CIADLEEVALNETCSORÉPLSUS Le commencement de l'année 1892 a été consacré presque exclusivement par les Assemblées françaises à leur mise d'accord sur le budget. Les questions purement sociales ne les ont guère préoccupées, bien que tout ce qui touche au budget intéresse de près ou de loin le sort des populations pauvres. Dans ce domaine, nous n'avons la satisfaction d'enregistrer ni réforme profonde ni commencement de réforme. Le dégrèvement de l'impôt sur la grande vitesse, dont il a fallu arracher la promesse au gouvernement par la menace d'une crise ministérielle écartée en 1890 à quatre voix de majorité, la réforme des frais de justice déjà insuffisante et rendue plus timide encore par l'intervention du Sénat, constituent seulement d'heureuses modifications de détail que certaines monarchies libérales auraient pu accepter et non pas encore l'amorce de la transformation démocratique de nos impôts. Le parti socialiste a peu donné dans ces récents débats et dans les précédents : il est à regretter qu'aucune critique sévère de notre loi de finances n'ait été présentée dans le cours de la discussion générale au nom des idées que nous défendons.Le parti gouvernemental,ladroite, le centre gauche avec M. Léon Say, l'extrême gauche avec Camille PelJetan ont apporté à la tribune et affirmé avec éclat leurs conceptions financières. Seuls les adeptes de la grande rénovation économique qui ne devraient perdre aucune occasion de faire acte de vitalité et d'énergie, sont restés cois et ont négligé d'exposer leurs vues en matière d'impôts. Au risque de soulever quelque scandale sur les bancs du centre, nos amis auraient dû, à la finance bourgeoise et respectueuse de la richesse, opposer un programme de liquidation sociale progressive
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