La Revue socialiste - 1892 - Tome XV - vol 01

REYCE DES LIVRES 251 Ce n'est pas là un passage isolé dans l'œune de :'Il. :.\lare .\manieux, nous en a1·ons not" d'autres, nombreux,- qu'on nous permette d'empiéter un peu sur la place si restreinte qui nous est actuellement dérnlue. pour transcrire encore cette vigoureuse et quasiment prophétiqu<' apostrophe, à Paris: - Paris. tueur rie rois guillotineur de reines, Si tu reprends le fer des redresseurs de •ons; l:ii,comme les Tyµhons et les A damasto,·s. Tu prorli1?11els'orage alllt familles humaines. ache, 0 tille Ju ciel, 0 l'ité. que tu mènt'S A l'immow,lle paix cette planète en /leur~. Les trois couleur, du joui· sont dans tes trois couleurs. Coml.iats. déliv1·e. luis. QU" tes enthousiasmes, Ces soufiles soient l'anllln, purs chasseurs rie miasmes, Et que ta foud1·eserve f\ rlorer les chemins. 0 Paris. ta colère aura des lendemains. Créateurs rl'amitiés. de roses et de fètes, Dans deux siècles naitront par milliers des prophètes. La RéYolution sainte que tu feras, Blanche romme les moi~ d'hiver sur tes Juras, Chaude comme l'été de tes ;\lonts Pnénl'es, Excuscl'a h-' ~ang Ye1·sêpat· ses ain~s. Et la fratemité souriante est son nom. Ministère et Mélinite, a1•ec portraits. lettres, documents, étude sociologique, par A. H,rnONet G. BACHOT.- 1 ,·ol., SAVl:<E,éditeu1·. Encore que le bruit fait autour du scandale Turpin-Triponi- soit apaisé, il n'est pas trop tard pour parler en détail de ce lil're, paru il y a quelque temps déjà et dont nous n'al'ons pu rendre compte plus tôt. Les documents publiés par :'IL\!. Hamon et Rachot sont de ceux qui demeurent. qui sont consultés et cités à l'heure l'Oulue; on en reparlera encore, cette affaire n'étant pas terminée. Ils existaient ces documents, un peu partout, dans les q11otidiens, dans le livre qui a été supprimé : « Co,,1ment on a vendu la 1,J,!{inite " de :'Il. Turpin, mais l\L\I. Hamon et Bachot. ont pensé, avec raison, qu'il était utile de les réunir, de les coordonner et d'en extraire des conclu~ions qui nous paraissent des plus l'l'aiscmblables. Cela forme un copieux \'Olume de près de 600 pages, où l'on trou1·era sans doute quelques redites, où l'on pou,·rait peu't-etre reprocher aux auteurs d'al'oir trop insi,té sur certains points suffisamment clairs, mais dont la lecture passionne réellement. Il appert de la lecture du livre de l\L\I. Hamon et Uachot que Turpin inl'enteur général d'un explosif d'une extraordinaire puissance a été indignement l'olé et dépossédé de son in\'ention, ce qui explique et excuse certaines de ses démarches. Que si on al'ait le droit et le del'oir de poursuil're Triponé, réellement traitre à son pays, que si on avait le droit et le del'Oir - ce qu'on n'a pas fait - de poursuivre d'autres coupables, d'autres responsabilités étant nettement .\tablies, on n'arnit pas le droit de condamner Turpin. Puisque le ministère a prétendu que la mélinite Turpin, n'était pas la mélinite adoptée pour l'armée. pourquoi a-t-on condamné Turpin·/ N'avait-il pas le droit de vendre ou de clél'Oiler à ]'Etranger un secret dout il était le réel propriétaire. Est-ce que les Schneider, les :.\lénarcl-Dorian

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