SOCTEXECRS ET SOCTENUS « On a trouvé : « Pas de chomages 1 .-630 ouvriers soit. ........ . (( Chômaire de deux mois et au-dessous 1 . 340, soit ,( Chômage Je trois mois 2. 22 L, soit .......... . ,( Chômage de quatre mois 1.813, soit. ........ . (( Chômage Je cinq mois et plus 1. 572, soit. .... . 21 17,9 % 14·7 % 2f,3 % 20 0/ /o 17,2 % La Commission constate encore que dans les professions qui n'ont -pas régulièreme·it un jour de repos par semaine, la durée de la morte 'saison est la plu, longue. Il résulte e·1 résumé du tableau ci-dessus que 61, 5 % des ouvriers parisiens ont un chômage de /rois mois et }'lus ( 1). Voilà, parait-il, une démonstration aussi péremptoire que possible. Vous me répondrez peut-être que depuis une dizaine d'années les classes ouvrières, gagnées par l'esprit de révolte, ont une facheuse tendance à se plaindre de leur sort et à récriminer sans cesse. Je vais donc vous prése 1ter d'autres documents. Je les extrais du compte-rendu officiel du premier Congrès ouvrier de France tenu à Paris en octobre 1876 (2). - A ce moment, la classe ouvrière assagie par la large saignée de Mai 187 1, privée de ses chefs fusillés ou en exil, stupide encore de la temc!ur du massacre, mérita les éloges de la presse bourgeoise, qui s'em,>ressa de proclamer la fin définitive du Socialisme. Ce Congrès bie11différent de ceux qui suivirent fut remarquable par la timidité des réclamations prolétariennes : Il ne s'agissait plus de reconstruire la Société mais seulement d'obtenir les libertés nécessaires à la fondation d'associations coor,ératives. Ecoutons les délégués: - Voici d'abord le citoyen 13onnedélégué (1) Jules Simoa dans son ouvrage: l'Ou1.1rière, foit à peu près les mèmcs constatations en ce qui Cü11cernele travail des femmes. « L'ouvriere n'est jamais à l'abri du << ch0mage. Il y a u.:s corps d"etat où il est en quelque sorte chroui,]lte. Les rcmetteuses << dont le salaire est très élevC, chôment en général trois jours par semaine , elles « n'ont presque p11.1sd"ouvrage dès que le commerce se ralentît. On comprend qu'il ◄ en soit de mè 11: des liseuses et de toutes les professions qui tiennent aux varia- « tions de la mode p. 43). » « Il est de toute nécessite de retrancher aussi la morte-saison. Elle varie sans « doute selon les 11Justries. Les brodeuses sur soie, velours et drap qui gagnent des « journées de deux • quatre francs1 ont un chômage de six mois ; on compte au moins ,<< quatre mois pour ,t passementerie de haute nouveauté, quatre mois pour les femmes << employêes par le-. tapissiers, environ quatre mois pour celles qui cousent les confcc- ·« tions pour dame~, trois mois pour les couturières en gros linge, trois mois pour les <( giletières travaillant pour les tailleurs sur commande. Règle genérale, la morle-saiso,:. « est de trois mois a" moius pour toutes les i11duslries. (p. 2.8ï). » {Jules Simon· !.'Ouvrière i Hachette, Paris, 1871, 7• édition. (l) Séances <lu t~ongrès ouvrier de France. Session de 18ï6. Troisièrnc fascicule. Paris, librairie Sanduz et Fischbacher, J.3, rue de Seine.
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