La Revue socialiste - 1892 - Tome XV - vol 01

DU GOUVER:>"E~!EXT DA:-($ LA DÉ~IOCRATlE 163 députés qui administrent, pour ne pas désirer un retour aux principes énoncés par .Montesquieu au sièclfl dernier. Le président de la République doit ètrc élu non par le peuple, mais par les Chambres réunies, selon la Constitution française de 1875; il y a ainsi bien moins à craindre le danger de la dictature. IL est utile d'octroyer au premier magistrat de l'Etat le droit d'opposer son ·1:elo aux lois nuisibles que les Chambres, égarées par nn entrainement passager ou gagnées à quelq,ie intérèt particulier, peuvent voter contre le bien public et contre la volonté populaire: car il arrive souvent que ces Assemblées ne représentent plus l'opinion du pays et deviennent l'instrument <le coteries néfastes : dans ce cas, il est bon qu'une autorité existe pour borner leur puissance et mème pour les renvoyer de,·an t le corps {·lectoral, qni jugera en dernier ressort (Droit de dissolution). i'ious préférerions, ponr notre part, que l'omnipotence des Assembl,~esfùt contrebalancée par le 1·efere,idwn populaire, selon une idée chère à ~I. de Lavcleye. lei se termine le premier volume. L'organisation du pouvoir ll•gislatif, du régime électoral, l'étude des conditions dr vie et de durée de la forme républicaine se trouvent traitées dans le deuxième volnme que nous analyserons prochainement. A. DELOX.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==