LA CRlSE RÉVOLUTlO~NAinE EN RUSSlE 70 L'article suivant vise le même crime, dans des conditions différentes. << ART. lïi . .- Si le crime prévu par l'article précédent 11·est commis ni sur une place publique, ni devant un groupe nombreux, mais cependant devant témoins et avec l'intention d'ébranler leur foi, le blasphémateur sera privé de ses droits civils et exilé pour la vie dans les contrées les plus lointaines de la Sibérie. >> « ART. 178. - Quiconque, a\'CC préméditation, sur une place publiqn<', en présence de personnes nombreuses, osera censurer la foi chrétienne, ou l'église orthodoxe; outragera les Saintes Ecritures on les Saints Sacrements, sera privé de ses droits civils. exilé pour la vie et condamné à Gans au moins et 8 ans au plus de servitude pénale. Si cc crime n'est pas commis sur une place publique, ni devant un groupe nombreux, mais ce1J<'ndant devant témoins et avec l'intention d'ébranler leur foi, le coupable sera privé de ses droits civils et exilé pour la vie dans les contrées les plus lomtainos de la Sibérie. » « ART. 179. - Qniconque est témoin on a connaissance des crimes prévus par le~ articles lïG et 178 et n'en informe pas les autorités sera condamné ù -1 mois au moins, et 8 mois au plus do prison, suivant les circonstances de la caus<'. » (< ART. 180. - Quiconque, dans un ouvrage imprimé, ou mème manuscrit, s'il le fait de quelqne façon que cc soit circuler dans le public, outrage ou blasphème les Saints, censure la Foi Chrétienne ou l'Egli~o O1·thodoxe, ou les Saintes Ecritures, on les Saints Sacrements, sera privé de tous ses droits civils et exilé pom· la vie dan3 les contrées les plus lointaines de la Sibérie. Le mème châtiment sc1·ainfligé à toute personne qui, en connaissance de cause, vendrait ou répandrait cet ouvrage dans le public. » _ « ART. 182. - Quiconque aura censur(· ou raillé irrespectueusement les rites et cérémouies de l'Eglise orthodoxe, ou du ch!'istianisme C'n général sera puni de 1 mois au moins et ùe 8 mois au plus de prison. » Il serait, je crois, difficile de trouver dans le code périal de n'importe quel autre pays civilisé des peines d'une sévérité aussi grande pour des crimes de cette nature. Daim la plupart, une parole insultante ou méprisante, même dans un église et durant _le· service religieux, à l'adresse des Anges serait simpfement considéré comme unr. grossièreté et punie soit d'une légère amende, soit d'un court emprisonnement pour avoir troublé la piété des fidèles. Eli Russie, une remarque de ce genre, même
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