La Revue socialiste - 1891 - Tome XIV - vol 02

754 LA REV.UE SOCIALISTE sïmposent à notre temps, nous faisons plus qu'accepter, nous réclamons le concours de tous les républains, de tous les socialistes - si hardies que paraissent leurs théories, si éloignée qu'en puisse être la réalisation - pourvu qu'ils ne demandent qu'à des moyens pacifiques et légaux le triomphe de leurs idées. Dès à présent, et dans le Parlr.ment, qu'elle paraît être la principale tâche à poursuivre 't A nos yeux, la réforme capitale, celle qui touche le plus directement aux intérêts matériels du peuple, c'est la réforme générale de notre système d'impôts. Les Chambres en ont, à diverses reprises, adopté formellement le principe.Si donc l'œuvt·e ne peut être menée à bonne fin par l'Assemblée actuelle, au moins est-il possible, et par conséquent nécessaire, de l'entreprendre. Nous pensons que le régime qui préside actuellement aux rapports de l'Etat avec les Eglises, à raison de son caractère équivoque et contradictoire et des conflits incessants qu'il entraine, est destiné à disparaitre pour un avenir prochain, qu'il est temps d'aviser à lui en substituer un autl'e et de préparer, par la liberté des associations, la solution de la quPstion religieu,e. Est-11besoin de dire que nous tenons pour indispensaLle 'e vote de tant de lois m·gentes qui n'attendent que la consécration définitive des Ch?tmlJl'es: la limitation de la durée du travail - la protection des enfants et des femmes dans les manufactures - l'hygiène des ateliers - l'arbitrage - les accidents du travail - les retraites ouvrières - l'assistance publique - la .sanction à donner à la liberté des syndicats professionnels. Tel est notre programme; c'est celui que la Petite République Française sous sa nouvelle direction défend avec autant ùe netteté que d'indépendance. Nous en patronnerons le développement et nous en poursuivrons l'exécution Je tous nos efforts dans les Chambres et dans le pays. RENÉ GOBLET, E. LOCJ(ROY, SARRIE:-1, PEYTKAL, MILLERAND. Nous· ne pouvons à nolre lour qu'applaudir à l'entrée en ligne d'un nouvel organe radical socialiste ; il par·ail deYoir suivre la voie féconde inaugurée récemment par le Roppel, qui ::iccorde mainlenan l une si large .place aux questions sociales. C'est l'opposilion désorganisée par le boulangisme qni se reconstitue el sur un Lerrain singulièreme11l fayorable: celui des réformes soda les. L'cnlenle enlre les radicaux sincères el les socialistes, fait chaque jour de nouveaux progrès. Qu'elle se réalise et les élections de 1893 marqueront une grande dale dans les Annales de la Démocratie Sociale. UN APPEL Aux ETUDIANTS Socu.LISTES: Camarades, Au moment où un vif courant se produit en favem· des iMes d'émancipation humaine et de régénérntion sociale et où, entre les socialistes de toutes écoles, s'opère l'union si longtemps attendue, il faut que les Etudiants socialistes, jusqu'iGi isolés et sans cohésion, s·unissent et forment un g1·oupe compact. A l'Institut catholique et à l'Association générale des Etudiants, aussi réactionnaires l'un que l'autre, il faut O!Jposer la. concent1·ation de tous ceux

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