SOLIDARISlllE SOCIAL 717 nante du type héréditaire de la famille à laquelle ils appartiennent: famille de névrosés - famille de dégénérés, famille decérébraux, famille de médullaires. Toutefois, il importe de remarquer de suite que cc serait une grande erreur de croire que les faits d'hérédité nous apparaitront désormais avec cette simplicité que peut semhler promettre notre nonvelle classification: ce n'est nullement ce que nous voulons faire entendre: Nous avons déjà dit que l'hérédité ne nous donne que des aplit'èl,des, des te.ndances qni ont besoin, pour se développer de trouver leurs conditions spéciales de développement, ce que nous pourrions appeler leurs réactifs; deplus, nous avons rappelé que ces aptitudes héréditaires sont la résultante d'une double série d'influences héréditaires du cotépaternel et maternel: il en résulte une complexité d'autant plus grande que cette double série d'influences héréditaires peut se croise1· de mille façons difiërentes et modifier ù l'infini la tendance héréditaire qui en résulte. Aussi, faut-il savoir se contenter d'envisager l'hérédité dans la famille neuropath,llogique comme une loi démontrée dans ses grandes lignes et savoir attendre que ces études plus approfondies nous donnent la clef et la filiation d'un certain nombre de phénomènes qui peuvent nous sembler difficiles ou même impossibles à rattacher à l'hérédité. Ce qu'il faut voir, c'est que plus nous allons, plus nous multiplions les preuves de la généalogie des accidents nerveux depuis le simple ticjusqu'anx désordres les plus graves et les plus invétérés des maladies incurables du cerveau, de la moëlle épinière, des ganglions et filets neneux. Ce qu'il importe de vulgariser c'est la notion de celte loi de l'hérédité nerveuse qui établit entre tous les membres de la même famille, une solidarité étroite, fatale; qui montre le danger des mariages entre nerveux; qui enseigne à tout individu atteint d'une tare nerveuse, que son devoir, comme son intérêt, lui conseillent d'éviter la propagation de son mal, là est le vrai remède social à l;hérédité morbide. La famille arthritique offre avec la famille neuropathique une grande analogie au double point de vue de son importance et de son caractère éminemment héréditaire. Nous devrions. commencer par définir ce que nous entendons par famille arthritique, car il y a toute une école qui n'a pas hésité à nie~ l'existence de l'arthritisnie, sous le prétexte que cette vieille expression ne répond plus à rien dans la science moderne. Sans nous arrêter à des opinions qui passent avec leurs auteurs, nous ne pouvons méconnaitre les faits d'observation quotidienne qui nous montrent la fréquence des accidents appelés arthritiques.
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