îlû LA REVUE SOCIALISTE tation physique des particularités susceptibles d'être transmises. hérédiLairement et e11même temps des aptitudes fonctionnelles correspondantes. Ici la nature de la fonction nous permet de retrouver sa marque physique dans la conformation de ses organes: c'est là une véritable transition entre ces ressemblances physiques anatomiques et fonctionnelles et les rt::sseinblances physiologiques ou fonctionnelles dont nous ne pouvons plus retrouver la marque physique et surtout les ressemblances· niorales où tout con trole physique nous fait défaut. L'hérédité tératologique non:-,amène tout naturellement à considérer l'lléNidiLé pathologique. Or, chosecurieusP, c'est précisément l'lzé1·édité ner-ceuse qui est la plus indiscutablement. admise et la mieux établie pour la science, c'est-à-dire celle qui va nous être du plus grand secours pour montrer le mêmecaractère organique ou physique de tonte transmission héréditaire. Certainement les savants les plus partisans de l'hérédité nerveuse n'ont pas la prétention d'avoir démontré encore ce caractère physique dans tous les cas ; mais, vouloir s'appuyer sur cette impuissance de nos moyens d'investigation anato1nique dans des recherches aussi difficiles, aussi nouvelles que les localisations cérébrales, vouloir surtout demander à la science de résoudre d'abord toutes les difficultés c·est méconnaître singulièrement le caractère même de la science et la relativité inévitable de toutes nos connaissances. L'hérédité d'une foule de cas pathologiques des fonctions nerveuses, organiques. (<iystrophies nerveuses) psychiques (idiotie, crétinisme, épilepsie, surdi-mutité), morales {aberrations des dégénérés, etc.), est parfaitement démontrée aujourd'hui comme ayant son empreinte physique dans le système nerveux. Bien plus, l'hérédité des maladies nerveuses telles que les. dégénérescenses di verses de la moëlle épinière (ataxie locomotrice} du cerveau (ramollissement cérébral, méningo-encéphalite des paralytiques généraux, etc, hémorrhagies cérébrales dans les familles d'apoplectiques) constituent, en réalité, autaut de preuves du même caractère organique, physique, de l'hérédité psychologique particulière à ces cas. On ne peut, en effet, nier que dans toutes ces maladies on plutôt que chez tous les individus. prédisposés héréditairt>ment à ces maladies, on ne trouve une évolution psychique particulière, et il. suflit de nous reporterau temps peu éloigné où ces maladies étaient encore méconnues dans leurs caractères physiques pour voir que les malades étaient. considérés comme simplement atteints de troubles fonctionnels moteurs, sensitifs ou psychiques jusqu'à. leur mort : c'étaient des maladies dites essentielles: c'est encore aimi que les patho-
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