51-1 LA REVUE SOCIALISTE un cùté relatif parce que nous comprenons, parce qne nous savons, parce que nous sentons, que nous ne pouvons jamais nous flatter de connaitre ni de pouvoir fixer toutes les conditions d'nn phénomène en particulier. Il résulte de lù, qu'une loi scientifique a d'autant plus de valeur qu'elle se trouve confirmée par un 1ilus grand nombre de faits bien observés, qu'elle embrasse un champ plus vaste de notre 0xpérience. Aussi voyons-nous les lois scientifiques, d'abord partielles, spécialos à tel ou tel ordre de phénomènes et de no connais ance (sciences astronomiques et lois de la mécanique céleste, ciences et lois physiques, sciences et loi chimiques, science et lois biologiques) tendre de plus en plus ù ~·empruntC'r un mutuel appui, à se confirmer les unes par Lesautres, à chercher à s'unifier, à s'identifier en une loi conimwie. gene1'ale, unive1·selle. C'est ainsi que nous avons vu la déconverte générale de Kcwton embrasser dans son ensemble l'UniYers entier avec la loi de la Gravitation universelle, notre monde terrestre aYec la loi de la Pesanteur et même la constitution de la matière avec la loi de l'Attl'action universelle. La découverte de ces lois fait de 'ewton le véritable fondateur de la philosophie scientifique. La conception newtonienne, essentiellement mécanique, ne put d'abord être comprise dans tontes ses conséquence~ et sa véritable universalité. Egarés par les détails et les apparences, les physiciens multiplièrent les Lois et les Fo1·- ces (chaleur, Lumière, électricité, magnétisme) sans apercevoir le lien commun ~-tons ces phénomènPs et à toutes ces loi . Les travaux de Sadi Carnot, de Meyer et de Joule sur l'équivalent mécanique de la chaleur aboutirent à la fertile conception de l'nnité et ùe Lacorrélation des forces phy iques (Grave, Secchi) qni parait devoir dé11nitivement faire triompher la ùoctrine mécanique dont la théorie atomo-111écanique est l'expression la plus généralement acceptée anjourd'hui. Malheureusement cette hypothèse, entachée de métaphysique (1), ne peut satisfaire à tous les désidérata de la science principalemrnt en ce qui touche à la Cinétique cles Ga:: et à la The1·1noclynamie et parait condamnée, sinon à l'impossibilité d'expliquer la i1te ,du moins à. la néce ité de laisser de coté le monde supraorganique (monde mental, moral et social). Est-ce donc à dire que les phénomènes psychiques, moraux et sociaux doivent rester en dehors de la loi commune, nniYcrselle, dont le caractère 1nécanique semble si bien établi pour le monde cosmique, sidéral et physique? (l) Voir t,illo: La Jlatièi·e et la Physiquq Mo.Lerne, Alcan 1 -L
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