MOUVEMENT SOCIAL EN FRANCE ET A L'ÉTRANGER 490 siégeant en cette ville. La réponse de notre ami a été naturellement affirmative, et il a répondu par la lettre suivante dont nous empruntons le texte italien à la vaillante E111ancipazw11e, d notre éminent ami Felice Albani, qui, de Rome, mène si généreusement et avec tant d'intelligence le bon combat pour l'établissement de la République démocratique et sociale, et combat si efficacement, à la tète du grand parti mazzinien, les menées homicides et liberticides de la Triple Alliance. Voici cette lettre, datée du 20 septembre 1891 « Cari citladi11i, « lo ringrazio cordialmente gli am ici del C. G. Maz.z.i11i di averc pensato a me, per lïnaugurazione del Monumento di Garibaldi il più glorioso degli emancipatori del popolo al secolo decimonono. <, Se il lavoro non mi avesse trattenuto a Parigi, io avrei tenuto ad onore di testificare colla mia presenza la riconoscenza della Francia republicana e popularc, verso l'eroc di Digione; ma, collo spirito e col cuore io sarô con voi, e molto volontieri. (( Accetto d'essere inscr;tto fra i membri della Commissione mista della quale il valoroso C. G. M:1,{i11i ha preso l'iniziativa. « Contatemi dunque per uno dei vostri, e crcdete ai mici migliori scntimenti di fratellanza latina, republicana e socialista. Vostro BENOIT MALON» Notre rédacteur en chef a été absolument et à son grand regret empêché d'être à Nice pour le 4 Octobre; il n'a donc pu faire droit à la cordiale invitation de notre ami Andrea Costa, le vaillant député socialiste italien, dont voici la lettre qu'ont déjà publié les journaux des Alpes-Maritimes. Mon cher Malon, Le 20 septembre 1891. Absorbé par les affaires locales, je ne puis me rendre à Nice; mais je vous serai bien reconnaissant, si vous vouliez bien dire aux amis qui se souviennent de moi, que je suis de cœur avec eux. Cordialités sincères. Andrea CosTA, Comme nous ne pouvons retarder l'impression de cette Revue, dans l'unique but de relater les discours prononcés et les sentiments échangés à Nice, nous terminerons ces quelques réflexions par l'explication du choix de la date du 4 octobre. Cette date est un anniversaire inou_ bliable pour les patriotes français. C'est le 4 octobre 1870 que le yacht la Ville-de-Paris arrivait en vue de Caprera; ce navire, mis à la disposition de Garibaldi par un riche négociant de Marseille, se tint près de l'ile, et le grand républicain, avisé, partit à bord d'un bateau pêcheur pour masquer son départ à la flotte italienne, qui le surveillait dans l'ile comme un prisonnier. La Ville-de-Paris arriva dans la matinée du 5 octobre à Marseille, et, de cette ville, le général se rendit à Tours par un train spécial. - Appelé au com111anden1entde l'armée des Vosges, le héros de l'indépendance italienne lança plusieurs
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