La Revue socialiste - 1891 - Tome XIV - vol 02

l\IOUVE:\IENT SOCIAL EK FRANCE ET A L'ÉTRANGER 485 1. Par une contribution mensuelle de chacune des OJ'ganisations constituantes. Cette cotisation est fixée pour la première année à 10 francs. 2. Par une subvention du COPlseilmunicipal à faire demander par les élus socialistes. DOCUMEKTS OFFICIELS ET PARLEMENTAIRES Ci-des,:;ous. quelques documents dont la publication avait été retardée par l'abondance des ma lières. 1° L'O(Tice du Travail. - Encore un lriomplle de la slatislique économiste. Jeu innocent qui ne fait du mal à personne. Heureusement le Secretariat ouvrier fera autre chose el dans un toul autre esprit. Quoi qu'il en soit, le conseil supérieur du Travail ayant élaboré uu projet tendant à organiser en France un O(Ticedu Travail, ce projet, préparé par les soins du ministre du commerce el dél l'industrie, a été approuvé par le Conseil d'Etat, et le président de la llépublique a signé le décret défininif, que d'aucuns envisagent comme la réalisation d'une partie du prog1·amme au nom duquel s'est faite b révolution de 1848: l'organisation du travail, le ministère du travail. Déjà plusieur5 nations étrangères ont précédé les Français dans celle voie tracée par ·eux. Dès 1884, le gou vernemen Lfédéral des Etats-Unis a créé à \Vashington, un Bureau cenlrul du Travail, dont l'importance s'est accrue au point qu'en 1888 il a été transformé en Département du Travail. C'est maintenant un grand service autonome dont le chef, M. Carroll \Vrigh t. est placé sous l'aulol'ilé directe du Pl'ésident des Etals-Unis. L'office du travail américain coùle annuellement au Trésor 900.000 fr. Et ce service n'a pas encore pris tout le développement qu'il comporte. L'Angleterre en 1886, sur l'initiative de M. Mundella, chef de l'administration du Commerce, a institué.un Bureau de statistique du Travail, sous la direction de M. Robert Giffen, chef de la statistique. Un ouvrier, i\I. John BurneLL, secréL:üre de l.'associalion des constructeurs de machines, a été nommé « correspondant», du bureau du travail et chargé des enquètes sur la condition des ouvriers. Il existe en Suisse, depuis 188ï, une institution plus perfectionnée, c'est le Secrétariat ouvrier suisse, qui a expédié, pendant l'année 1839, 33.59;$ correspondances et documents. Fondé par un comité représentant toutes les grandes associations ouvrières helvétiques, le Secrétariat ouvrier est subventionné par le département fédéral du commerce. Le secrétaire ouvrier, M. Hermann Grenlich, est placé sous la direction et le contrôle de ce comité auquel il soumet le programmè de ses travaux.

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