UNE APPRÉCIATION DE LA CO~D!UNE 471 qui, a ·waterloo, combattaient dans les rangs des Français les soldats de leurs pays? Moi, je les absous. :Kés, élevés pendant l'annexion, ils considéraient la France comme leur véritable patrie! La Belgique elle-même en a jugé ainsi. L'un d'eux, Brialmont, honnête homme et brave soldat, fut chez nous 1ie11tcnant-général et ministre de la gnerre. Il avait fait cependant cc que Rossel ne fit pas: il avait combattu côte à côte avec nos ennemis, pour faire disparaitre à jamais jusqu'au nom de son pays des annales ·de l'histoire. Le critérium du devoir du citoyen et du soldat aux époques troublées, vous ne le trouvez pas, parce que vous le cherchez dans les actes, tandis qu'il réside dans la consciP.nce.L'acte est relatif: il est bon ou mauvais selon celui qui le juge; la conscience est absolue: celui qui agit par conviction est louable, celui qui agit par intérêt est blàmable. Quant ;-'t, moi, je place Rossel, se ralliant à la Commune alors qu'il savait qu'elle devait périr, au-dessns de nos politiciens qui, pour de misérables intérèts t!lectoraux, se refusent depuis vingt ans à armer la nation pour sa défense, au-dessus de ceux qui, pour des raisons que je fE'rai connaitre quand je jugerai que le moment sera venu, ont replacé la Belgique sous le joug de roccupation étrangère. Major GIRARD.
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