UXE APPRÉCIATIOX DE LA CO:\DlüNE '167 iotérèts et de ceux de la défense Hationale. J'étais fort en peine, lorsque lo Belgique Militai1•e, se souvenant de ma collaboration d'antan, est venue spontanément m'offrir le concours de son immen::;e publicité. Désormais il dépendra d'elle seule que je vienne, dans ses propres colonnes, vous entretenir <les efforts que j'ai faits et ne cesserai de faire pour mettre l'armée en état de remplir la r~doutable mission qui lui incombe, pour sauvegarder l'indépendance nationale compromise, pour vous rendre, enfin, le. droits d'hommes libres et de citoyens belges, dont vous êtes depuis si longtemps privés, au profit de certains intérèts particuliers et au détriment de la chose publique. ~e vous attenJez pas, Camarades, à ce que je me livre ici à une polémique. Ce serait aussi ennuyeux quïnutile. Le ton, d'ailleur:;, qu'a pris à mon égard la presse dite militaire, depuis quej'aieu l'audace grande de dire,avecM. lcg1~n6ralBrialmont, _que la position d'Anvers est ouverte sut· de grandes étendues de son immense d6veloppemcn t, avec l\I. Frère Orban, qne les fortifications de la ::\I,,u e sont inefficaces et dangereu es, avec M. Nothomb, que la démolition de nos forteresses mél'idionalcs nous avait libérés de l'occupation étrangère - cc ton, dis-je, n'est pas pour me déplaire. Au bout de huit joul's qu'on est dans la politique, on sait que le ton c.lela polémique d'un adYC'r.aire marque le degré de crainte qu'on lui inspire. Si l'ad\'Crsai1·c n'est que de mauvaise foi, on est un pit'.Jtrc. ire. 'il y ajoute la grossièreté, on est déjà quelqu'un. ïl descend aux attaques personnelles, c·est mieux encore: il a pros cnti un homme qu'il faut démolir par tous les moyen et à tout prix. Si, enfin, l'adversaire tombe, rien qu'ù. entendre prononcer votre 110m,dans des attaques de mj,le rage, montez an Capitole et rendez g1·ù.ce aux dieux I Ce n·est pas sur les hauteurs du Belleville-Bruxellois quc je suis un grand homme : c·est c.lans le pages mèmes de la Belgique Militai,'e, qui m'accorde le traitement ré:;crvé aux chefs de parti et aux mini ·tres du roi! Tout a des bornes, cependant, tout, mème la dédaigneuse indifférence de l'homme politique envers les attaques haineuses de ceux qui ne pensent pas comme lui. Tant que la presse dite militail'e s'est bornée à, ni'appelcr ingénieur, j'ai gardé un visage impassible : elle aurait pn, me traitant ù'architecte, me lancer à la face la suprème injnre des i\Iarol\c.s, que j'aurais encore dévoré l'outrage. ::\fais je me suis demandé si, en me traitant de communard, si, en me comparant à Rossel, la Belgique Militai1'e n'avait pas dépassé la mesure. Pour m'en assurer, j'ai cherché, avec tout le soin et ton te la conscience possibles, quel serait, sur la Commune et sur Rossel, le jugement définitif de l'impartiale histoire.
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