DES SERVICES CO)!:IIUNAUX 11 Pen après, M. Fiaux également conseiller municipal, demande la construction, par la ville de Paris, <lemaisons sur les terrains de la zone militaire, y compris les fortifications intramuros, au moyén de ressources provenant: 1° d'un emprunt de 300 millions : 2" d'un imp6t de 2 francs par tête sur toute personne qui vient à Paris d'une distance de plus de 25 kilomètres. Enfin, M. Amouroux, conseiller municipal socialiste, réclama la construction, par la ville de Paris, de maisons ouvrières sur les terrains communaux au moyen de ressources financières provenant d'un emprunt. Faculté donnée aux locataires de ces immeubles d'en deveni1· propriétaires, par l'amortissement du capital engagé, au moyen du payement dn loyer. Il est regrettable qu'aucune de ces trois propositions n'ait été prise en considération par le conseil municipal de Paris, car il est bien certain que leur réalisation aurait été un pas considérable dans la voie dont l'aboutissement est la transformation du service des loge,ments en service communal. , Ces propositions, et un projet analogue de M. ,Villard, soulevèrent dans la presse libérale et réactionnair!:) des colères insensées. C'est ainsi qu'on lisait dans l'Econo1niste f,·ançais, sous la signature de M. Brelay : « Vos locataires paieront-ils? Les propriétaires ordinaires se font payer; mais c'est en 1•efusant le vlus souvent clecon-, t,·acter avec les proletail·es. S'ils ne peuvent obtenir un ternie d'avance, ils s'abstiennent. » «Laville ne pourra faire cela, et les« collectivistes>> et les « journalistes », aidant, les nouveaux locataires ne voudront pas payer. Ferez-vous alors déguerpir ces 30,000 insolvables volontaires, lorsqu'ils montreront les dents et vous diront comme la Lice à sa compagne: ex Je suis prête à sortit· avec toute ma bande « Si vous pôuvez me mettre hors? » , Conclusion logique du brave homme : Il vaut mieux les laisser dehors. Là-dessus il est intraitable. « On se met volontairement, en s'occupant de la question des loyers, dans la position de ees pauvres gens dont nous avons lu l'histoire et qui dans une forêt furent entourés de loups au moment où ils se préparaient à prendre leur repas. Au lieu d'effrayer les animaux et de leur faire prendre la fnite, ils leur jetèrent leur pain et leurs victuailles. Quand ils n'eurent plus rien à abandonner, les bêtes les dévorèrent. Tel est le sort qui attend les politiciens et les administrateurs imprévoyants: nous
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