LA SOCIÉTÉ FABIENNE 113 William Clarke. C'est surtout à la phase industrielle du socialisme que s'est adonné ·william Clarke. Il travaille eu ce mom6nt à uu volume de la série de la,< Science Contemporaine» qui aura pour titre: The Growth of 1lfode1·nInclustry (Le développement de lï11dustrie moderne). L'article qu'il a écrit dans les« Essais fabiens >> est intitulé « La Base industrielle dn Socialisme >>. C'est un journaliste de profession, non pas un reporter, ni un chroniqueur, mais un écrivain solide, iustruit, dont les article~ sont insérés dans la Conteniporw·y Review, la B1·itish Quarterly Review, la .North American Review. The Politù.:al Science Quarte1·ly et The New England Maga~ine. Il est né en 1802 à Norwich, fit ses études à l'Université de Cambridge où il fut reçu bachelier-ès-arts en 1876, à l'occasion ù'un concours d'histoire dans lequel son essai sur « V•s résultats politiques de la Réforme» fut spécialement loué par les examiuateurs. Trop occupé probablement de journalisme, à la fois dans les journaux auglais et américains, il ne consacre pas autant de temps à la Socié·té fabieune que ses collègues. Ce n'est pas un orateur éloquent, ni humoristique, comme Bernard Shaw, par exemple; mais c'est un dialecticien habile. Il a fait une sfrie de conférences très goûtées dans les clubs de Londres et aus::;i une en Amérique en 188t-82 qui ne l'a guère enrichi, car après avoir payé tous ses frais, il lui resta comme bénéfice la magnifiquc somme d'un dollar ! Tels sont les hommes de la Société Fabienne. Quelques mots maintenant sur la Société elle-même. Belfast. Birmingham, Bombay, Bristol, Huddersfield, Hyde, Leeds, Manchester, Oldham, Plymouth, Tyneside et \Volverhampton, comptent en tout de 350 à 400 membres. Ces sociétés locales sont organiquement indépendantes de la Société-mère. On a cru qu'ainsi elles seraient obligées de· ne compter que sur elles-mêmes et conséquemment deviendraient des centres plus durables et plus actifs que si elles n'étaient que de simples branches de la Société centrale. De sorte que le nombre total des « fabiens » a pour ainsi dire quadruplé dans l'espace d'une' année. Naturellement la situation financière s'est améliorée aussi. La vente des brochures fabiennes à dix centi111es s'est élevée de-
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