La Revue socialiste - 1891 - Tome XIV - vol 02

UNE PRÉFACE 399 Cette distinction nous trace notre devoir: Soyons révolutionnaires, .q11n11ldes àrco11stancesl'exigent et réformistes toujours. Qµant à l'attente fataliste que d'aucuns prêchent, elle est trop voisine de l'inaction pour n'être pas déprimante. « Au commencement était l'action » a dit Faust; l'action est encore la source de tout progrès, la loi de l'éternel devenir et le perpétuel devenir de ceux qui aiment et qui pensent; cela est vrai en particulier comme en général et, pour en revenir à notre argument, ne vaut-il pas mieux, tout en se tenant toujours prèt pour les grandes et -décisives luttes plus ou ·moins prochaines, combattre les abus pied à pied et travailler aux améliorations successives qui, en mettant fin à bien des souffrances, sont un acheminement vers la justice sociale? Nous le pensons et nous l'avons dit; nous avons même tenté une ·sériation des réformes à poursuivre, dans la situation présente. Au lecteur de juger maintenant si notre travail a été à la hauteur ,<leno'.re bonne volonté. B. MALON. Par:s, le 4 août 1891. •

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