La Revue socialiste - 1891 - Tome XIV - vol 02

U:\'E PRÉF..\ïE 393 UNE PRÉFACE En mèmc temps que ce fascicule, plraitra, de notre rédacteur en chef, le deuxième volurne du Socialisme !lltigral portant comme sous-titre : 'Des Reformes possibles el de, -DYfoJ'ellS pratiques. L.ébauche des principaux chapitres qui a été publiée dans la '1(ev11e Socialiste a pu donner à nos lecteurs une idec de l'importance de la nouvelle œuvre de B. Malon. On nous saura gré de reproduire la préface, en attendant un compte-rendu détaillé qui paraitra dans le prochain numéro. Que de fois faite aux socialiste::; cette critique qui prend des allures de défi ! Vous foudroyez assez bien en périodes suffisamment enflammées la société actuelle; vous savez même, d'une main experte, édifier des .cités idéales qui brillent, sur le papier, de toutes les perfections; mais Le moindre grain_de mil ferait mieux notre affaire. Nous voudrions vous voir vous placer sur le terrain solide du présent, dans le cœur même des réalités économiques et ne bâtir la Société qui selon vous doit resplendir, aux termes des transformations sociales contemporaines, qu'avec les éléments sociaux actuels, en y faisant entrer par contre tout ce qui a été fait ou se fait dans le sens progressiste. Comme nous, vous dites n'aimer guère les constructions de toutes pièces ; vous prétendez même que le collectivisme est l'aboutissant fatal de l'évolution économique moderne; montrez-nous la transition. En d'autres termes,si les socialistes étaient à même d'agir, non pas demain mais aujourd'hui, que devraient-ils faire, selon vous? Etant donné les hommes et les choses du présent et surtout le lourd amoncellement de préjugés et d'habitudes et d'habitudes invété-

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==