La Revue socialiste - 1891 - Tome XIV - vol 02

3î0 LA RE\ t;E SOCIALISTE considérable en appar0nce, serait bien peu important si l'on songe au nombrn incalculable et toujours croissant des avortements. L'avortement, voilù. réellement le siège du mal, mal terrible, mystérieux, insaisissable, gangrène qui ne peut que se développer au sein de la civilisation bourgeoise, sous l'influence démoralisante de la classe du « chacun pour soi>>,ou l'on admeL comme très-normal que vers les vingt ans les jeunes gens jettent leur gourme, où les mères, très-fières, se content à mi-voix les succès amoureux de leurs fils. les mèmes qui, presque toujours, oubliant les mots d0 pardon et les jésuitiques excuses accordées anx amies en possession d'amant, poussent impitoyablement dans la rue la femme de chambre on la bonne qui s'en sera laissé conter. Le mal est profondément enraciné, il n'est pas sans remède. !\lais ne pouvant logiquement e pérer cc remède d'une société basée sur une injustice qui entraine toutes les autres - lïnjnsticè économique - nous plaçons notre consolant espoir dans la prochaine Lransformation sociale, de tous les côtés si ardemment souhaitée, dans le défini tif triomphe du Socialisme. MAXENCE ROLDES.

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