l>ES SER \ïC'ES CO~L\11.J:XU.\X « que l'organi ation d'un service municipal d'alimentation « exigera un temps assez long et que par suite des lois de pro- (< tection capitaliste, notamment celle du 3 mars 1887 qui, en « facilitant l:i.spéculation sur une denrée de première nfoessité « comme le blé, a amené un renchfri ement du prix du pain (< contre lequel il convi011t de prendre des mesures préventives « immédiates; et vu l'article 30de la loi des Hl et 22 juillet 1791 1< sur la taxe rn unicipale des subsistances. - Art. 1 cr. Un service « municipal ù'alimentation sera organisé pour la ville de Paris; « il sera d'abord créé dans chacun des vingt arrondissements « une minoterie-boulangeri0, une boucherie et un comptoir (( alimentaire. - Art. 2. Les . alai1·e des ouvriers attachés iL (< ce service seront (ixés chaque annt'.•e, d'après le prix des de11- (< rées et des subsistances, et la journée de travail n'excédera pas « huit heures. - Art. 3. Comme mesure transitoire destinée ù (( sauYegarder les intérùl - des consommateurs. i\f. le Préfet de (( la Seine est invité.en vertu des pouvoirs que lui confère la loi, (< à régler administrativement le prix du pain et de la Yiande à. (< livrer par des établissements privés.» Cette dernière proposition fut rejetée le 12 décembre 1888; mais seulement ù la majorité de ;fü voix contre 31. La question n'en fnt pas moins écartée. Elle n'a pas été reprise. Charles Gide a signalé L'existence d'une florissaute boulangerie municipale à Pampelune. En France, on n·a guè1·e ù. signaler que l'énergique résolution de la municipalité de Saint-Ouen. Les boulangers ayant refusé de se soumettre ù la taxe, l'arrèté suivant fut rentlu par la municipalité. « LP.maire de Saint-Ouen, « Attendu que tous les boulangers de Cétte commune ont fermé leurs établissements ce matin et que la population est sans pain: « Considfrant qu'il importe de prendre d'urgence les mesures indispensables pour assurer le plus vite possible la fourniture du pain nécessaire aux habitants; « Yu l'article 07, paragraphe 6, de la loi du 5 avril 188~; (< ARRÊTE: « ARTICLEPRE~IIER.- Seront réquisitionné:,, pour être mis immédiatement à la disposition des ouvriers boulangrrs désignés par la municipalité, les farines, matériel, accessoires et fours appartenant aux boulangers ci-après: Giraud, Rochet Huchon,
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