DES SER VICES co~nlUN.u-\x: 293 élevé qu'avant 1863, sous le régime de la taxe officielle. Ainsi, dans les huit derniers mois de 1877 et les six premiers de 18î8, dit M. Armengaud, le consommateur a payé en moyen ne le pain blanc réglementaire 45 centimes le kilogramme, tandis que, d'après l'ancienne taxe officielle, il n'eùt dù coûter que 38 ou 39 centimes: l'écart est ainsi de 12 à 15 ¾. » D'après M. Leroy-Beaulieu « ce renchérissement exhorbitant du prix du pain >>est dù à trois causes: 1° La multiplication abusive du nombre des boulangers, et, par conséquent, l'élévation des frais généraux relativement ù. chacune des unités produites; 2° Les installations beauconp trop coûteuses, parfois trop luxueuses des magasins; 3° la hausse du prix de la main-d'œuvre, coïncidant avec l'absence absolue de progrès dans la fabrication du pain. n A diverses reprises il a insisté sur ce qu'il appelle le nombre exubérant des boulangeries. « On a publié, écriYait-il en <( Avril 1884, ces chiffres singulièrement topiques à ce sujet: en « 1854, on comptait à Paris G0l boulangers; en 187-1, l .400; en « 1878, 1.520; en 1880, 1.580; en 1884, 2,011. Quel prodigieux << accroissement, surtout depuis quatre ans I En 1854, il y avait « une boulangerie par l.S00 habitants; en 188-i, une par 1.100. (( C'est un fléau. La clientèle de chacune de ces boulangeries « est beaucoup trop étroite, les frais généraux sont bien trop « élevés, etc.)> Quant au remède le rédacteur en chef de !'Economiste français le voit uniquement dans la grande industrialisation de la boulangerie. Remède pire que le mal, car nous irions ainsi au monopole de la fabrication et de la vente du pain dans les grandes villes. Il suffirait à ces monopoleurs de s'entendre avec les ac0apareurs du blé et des farines pour que la subsistance des citoyens fùt livrée à leur discrétion. Cela mènerait loin.Mais ce n'est pas la boulangerie seule qu'il faut révolutionner. Au moment où nous écrivons ces lignes (Avril 1891) une note d'origine évidemment syndicale fait le tour de la presse. Elle contient ce qui suit: « Depuis quelques semaines, un mouvement de hausse très sensible. se manifeste dans le prix du blé. Alors que, dans le mois de Janvier, les cours du quintal de froment avaient varié, à. la Bourse du commerce de Paris, de 27 fr. 50 à 26 fr. 25, on constate, à partir du mois de février, une augmentation qui a porté le blé à. 31 fr. 75. Les farines ont naturellement suivi les mêmes variations; les 12 marques se cotaient 59 fr. 25 le 2 Janvier; elles étaient hier à 67 francs. Le prix dn pain s'en ressent for0ément: il s'est g-énéralement accru. On dit même à ce sujet
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