251 LA. REVUE SOCIALISTE Une publication socialiste tchèque. - Dans la Bibliothèque des sciencessociaz~s, la publication tchèque des étudiants de l'université de Prague, rient de paraitre \'Histoire du mouvement social au XIX• siècle, par. Boleska Di Macrowski, traduit en tchèque par Ant. Hajn et Al. Hajn. L'ouuage orig'inal, écrit dans la langue polonaise, a été publié l'année dernière à Léspol, en Galicie. Il contient les chapitres suirnnts: 1° Robert Owen et l'owenisme; 2° Henri Saint-Simon et le saint-simonisme; 3° Charles Fourier et le fouriérisme ; 4° Les communistes; 5° Louis Blanc et son projet de l'organisation du travail ; 6° Pierre-Joseph Proudhon.- Mutualistes, fédéralistes et anarchistes; 7° Jean Colins et la nationalisation du sol ; 8° Le mourement démocratique international; 9° L'histoire du socialisme, racontée en abrégé depuis la grande Révolution française jusqu'à nos jours; 10° L'histoire du dél'eloppement des opinions socialistes dans le peuple polonais. Nous donnerons incessamment un résumé de ce rel)'ltu·quable ounage écrit par le plus éminent des écrivains socialistes polonais de ce temps. Formose, poème par M. i\Iarc AMANIEUX, 1 vol. in-8; Paris, Paul Ollendorf. « Je suis un nouveau renu et mème le premicl' ,·enu en littérature)>, écrit l\Iarc Amanieux dans l'intéressante et instructÏ\•e préface de Formose. Nouveau renu, soit, puisque relatil'ement récente l'heure où son nom a été connu du public, mais nouveau venu qui s'est rapidement conquis une place et des plus enviables. Esprit, conception artistique, tendances philosophiques, tout a contribué à le présener des coteries et chapelles littéraires en lesq uclles s'étiolent nombre de nos jeunes écrivains. Ceux-ci, pour la plupart, dans un immodéré dèsir de gloire, (encore qne leurs glorieuses visées n'aillent pas très haut) uniquement préoccupés de se faire un nom, oublient que pour cette fin il ne serait peut-ètre pas inutile de produire une ccu,Te, négligent les durs labeurs de la pensée et servent, plus ou moins bien l'eliés, au public qui ne les lit pas, leurs puérils tâtonnements, leurs mièvres essais. L'auteur de Foi·mose a su prouver qu'avant de descendre dans l'arène littéraire, il s'était depuis longtemps sérieu!'ement préparé à la lutte. Quant à être le premier venu » c'est là une appréciation à laquelle personne de ceux qui ont lu Amanieux ne souscrira. Lorsqu'on présente une œuvre nouvelle, avec derrière soi un bagage littéraire qui s'appelle Les Ecolie1·es, Les Grandes L1ettes, La Révolution, ùn n'appartient pas au vulgum pecus des lettres, on est queiqu'un. Marc Amanieux n'est pas arec ceux de l'Ai·t pour l' Art, il estime que la littérature ne doit pas rester froidement contemplative, qu'elle a au contraire pour mission de joindre les efforts à ceux de la science pour aider l'humanité dans sa marche ascendante vers des Avrils meilleurs. Telle est la sublime idée qui guide son œuvre. Dans Formose, sur une intrigue toute simple et bien humaine, Ama-
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