DES SERVICES COMMUNAUX 22i DESSERVICECSOMMUNAUX (Suite) V. - DES MAGASINS G.ÉN.ÉRA UX L"établissement par les Communes de magasins generaux déjà préconisé par Fourier et réclai11épar tous les socialistes de ce temps, se justifie de deux façons. D"abord par l'indéniable parasitisme du commerce anarchique; ensuite par les envahissements des gros magasins qui, sur les ruines des petits et moyens boutiquiers, tendent à livrer le monopole du commerce et des bénéfices disproportionnés qu'il entraîne à quelques heureux spéculateurs. Voyons pour la première nuisance. Le parasitisme commercial porte sur les prix et sur la qualité; dans l'un et l'autre cas, les faits abondent et chacun n·a qu'à faire appel à ses souvenirs oa à sa propre ·expérience pour s'en convaincre. De temps à au_tre, des faits plus particulièrement révoltants attirent l'attention publique. En voici un très récent pour ce qui a trait aux prix et se rapportant aux denrées de première nécessité. Au cours d'une vigoureuse campagne menée par le général Cluseret contre les accapareurs des Halles, les faits suivants ont été relevés : « Un expéditeur des environs de Toulon a touché 21 francs sur 61 fr. 15 qu'ont été vendus à la Halle 168kilos de haricots verts qu'il avait envoyés à ce marché. « 30 corbeilles de fraises du Midi vendues à la Halle 163 francs, n'ont rapporté au producteur que 36 francs. « Sur un envoi de violettes vendu 14 francs, il n'est revenu que 3 fr. 50 au cultivateur.
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