A TRAVERS LA PRESSE lli au nez <les bonnes gens, il se plaisait i"l nous épournnte1· pat· le cynisme de sa férocité. Il ne dinait bien que quand il avait déchiqueté un animal; il se plaisait à t1·availler dans le ventre ouvert, à enleve1 un à un les viscères ; les c1·is de douleur étaient pour lui des flonflons et une lente agonie, dans un raffinement.de tortu1·e, lui faisait l'effet d'une opérette. Un joui·, ce garçon 1·eçut une telle abondance de gifles qu'il fut fo1·céde se battre: un pauvre petit duel au premier sang. Jamais, non jamais, je n'ai vu un homme aussi làche que ce drôle. Il était vei-t, ses dents claquaient, et quand il reçut une petite égratignu1·e sur un doigt, il se mit à pleurer en criant: « Oh I là! la! » ri' m'inspira un tel dégoùt que sans les lois, je l'eusse tué sut· place. Ce méprisable individu est probablement parent du sinistre D' Joyeux ,le Reims qui s'amuse à inoculer le cance1· aux pauvres femmes qui lui tombent sous la main. Quand on fait de la vivisection, on n'en saurait trop faire. Ce n'est pas la première fois qu'on a relevé la parenté de la férocilé el de la làchelé ; mais ce point de vue est secondaire; ce qui l'est moins,·c'ast le triste état d'esprit de prétendus expérimentateurs qui trouvent t_outsimple de se transformer en tortionnaires et d'infliger abominablemen L el stérilement à des milliers el des milliers de µauvres bêtes,d'inénarrables tortures el la complicité d'une administralion,qui juge au-dessous d'elle d'imiter r,e qui se fait en Angleterre et en Allemagne, el de mettre un Lerme à ces horreurs inutiles à la science èl qui sont des crimes devant la conscience humaine qui condamne la cruauté. Notre protestation a un caractère socialiste, car le socialisme.en même temps que la solidarité humaine, préconise la compalissance envers tout ce qui vit. Avec Bentham, il proclame que la chaine d'or de la pitié enveloppe aussi les animaux. Dans la Revue Eiwopeenne d'Eugène ChaLelin, nous remarquons les Souven~1·sde Mai de ~luseux dont voici un extrait: Au moment où ces lignes s'imprimeront, nous sortirons du l< Pè1·e-Lachaise » où pour la vingtième fois nous serons venus célébre1· la défaite sanglante de Mai 18il. Il y a déjà vingt ans de cela? Vingt ans, c'est un cinquième de siècle, c'est le tiers d'une longue existence humaine, c'est l'éternité pour certains, oui,Vingt ans, c'est long et on se souvient toujours. \ïngt ans, c'est une gènél'ation et cependant le som·enü· de ces mille hécatombes fondues et confondues dans l'immense chamier que fut Paris pendant la semaine sanglante, est toujours vivace en nous ; il est là devant nos yeux rêveurs, et chaque année lol'sque Mai revient, l'image réapparait avec toutes ses horreurs, toutes ses atrocités, dans tous ses détails, comme s'ils avaient été marqués dans un coin <lenotre cerveau et qu'une p1·odigieuse impression les eùt figés. ~ou, r~voyons le traître livrant Paris, les l'Ues défendues avec vigueur,
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