DES SERVICES CO?.IMUNAUX 7 impure et que l'honnêteté publique autant que l'intérêt général est ici avec la politique socialiste. Les faits·que l'on trouvera dans les pages suivantes en donneront une indication sufüsante et les conclusions terminale~ s'en trouveront fortifiées; car, comment hésiter lorsque c'est à la fois au nom de la justice et au nom de l'utilité, du devoir moral et du clevoir social que l'on prend la sape du démolisseur et l'outil du reconstructeur? Nous devrons, on le comprend de reste, nous borner à quelques services principaux ; pour le reste une énumération suffira, la conclusion générale étant donnée. I. - DES SERVICES n'EcLAIRAGE, DES EAUX. Pour l'Etat, la première œuvre à poursuivre c'est la reprise des chemins de fer et des mines ; pour la Commune, c'est la reprise des services d'éclairage (gaz, électricité) et de traction (omnibus, tramways, pe.tites voitures, factage). Onéreux au premier chef et fonctionnant sur une vaste échelle les monopoles urbains précités, sauf de bien rares exceptions, n'ont rien dans leur origine qui les recommande à la considération des administrations municipales. En ce sens, la Compagnie Pari~ienne ·au Gaz, qui fait tant parler d'elle en ces dernières années, mérite une mention particulière. Créée en 1855, et faite de la fusion des six compagnies précédentes, elle bénéficia du courant qui entrainait les politiciens imp~riaux à livrer les intérêts publics à la cupidité de financiers sans scrupules. Cependant si gros ,était le morceau que les infidèles édiles durent,pour le moins, stipuler qu'une part serait faite à la Ville dans les bénéfices. Voici, au reste, la donnée générale de la concession qui échoit au 31 décembre 1905 : 1° Le prix de l'éclairage public est de 0,15 c. et celui de l'éclail·age particulier 0,30 ; 2° La Ville a droit à la moitié des bénéfkes, prélèvement fait au profit de la Compagnie de 12,400,000 francs sur les bénéfices nets. Ces 12,400,00b francs sont destinés à rémunérer les actions;
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==