100 L.\ RE\'llE SOCL\LlSTE l'Europe entière. qu'elle sera respecLee au jour de J'avcnemcnt du « Prolètariat. » La Refpubliq ue, clans les conclilions « gouve1·nemenlales » où elle se prélasse, est condamnée, irré:ncdiablement condamnce. Elle sera frappée la première, jus!_ement parce qu'elle a donné un corps et un .;;ouflleau Socialisme; pai·ce que son 1n·incipe la met à la discrétion des Socialistes. A illew·s, on se défendra, on lutte1·a, peut-èt1·e avec succès. En Franr.e, la Ré11ublique capitulera le jour où le Socialisme militant, les Prolétaires internationaux lui rcpèteront le mot qu'ils ont précieusement recueilli des lèvres de Garn bctta : « ~c soumettre ou se démettre ». C'est notre plus chère conviction que la République capitulera, c'est-à-dire que nous la Lransformerons, que nous en ferons la République vraie, la République égalitaire et fraternelle, - avec le concours, nous osons encore l'espérer, des Républicains au moins susceptibles d'adhérer aux déclarations récemment faites c:~ Valence par M. Camillo Pellotan, dans une conférence présidée par notre ancien ami Maurice Faure, député de la Drôme, et dont la Justice nous donne l'analyse: «Sile soleil de « la libert0 doit luire pour tout le monde, il n'en faut pas moins « défendre contre les embùchos de ses adversaires, la Révolution « dont les principes et les conquêtes sont encore menacés. - « J'insiste sur le devoir qni s'impose de combattre l'esprit do « découragement auquel cèdent de nombreux républicains c< trop portés à accepter les avances suspectes des pires ennemis cc do la République - Il y a nécessité urgente d'entamer la « lutte contre la féodalité financière qui a remplacé l'ancienne « féodalité et qui est plus odieuse encore. - Il faut pratiquer « une politique républicaine ayant pour objet l'étude et la solu- << tion des questions sociales, en môme temps que la prépara- « tion do ravènemenL du quatrième ElaL proclamé par Clé- « menceau. )> L'heure approche, où bon gré mal gré il se fera un nouveau classement des partis. L'union républicaine d'aujourd'hui durera tont au plusjusqu·aux élecLions de 93; elle ne peut pas persister, car elle est composée d'éléments par trop disparates, si toutefois nous devons croire à la siucérité de LouLle monde. Et« il faut croire ~t la sincérité de Lout le monde» ainsi que Je déclarait récemment Malon dans une conversation amical(:) avec M. Xavier de Ricard, qui Yi0nt de publier dans le Rallical unC' sél'ie a·arLicles remarqués sur la question sociale, résumant les interviews qu'il a fait subir aux principaux socialistes français. (i'\c pas confondr0 l'éminent publiciste Xavier de RicardaYec l'honorable député religiosàtre de la Seine-Inférieure, M. Ricard déjà nommé).
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