La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

L\ llE\'l'E SOCI \LISTE HÉLÈNE DRA~IE SOCIAL EK THOI::5ACTES (1) ACTI~TROISIÈ)lE l'n salon. r-/1c:: Jiirhel. ~IlCIIEL, VALI~. V Au:--. - Aucun regret, te dis-je, aucun ... Plutôt un sentiment de délivrance ... Et la séparation s'est faite avec une facilito ... J'ai éto d'un calme! ... Il me semblait que je lui portais les adieux d'un autre ... Tu comprends, je ne pouvais fafre autrement que de la 1 quitter ... Tout Paris saYait qu'elle me trompait dans tous les coins avec tout le monde ... ()a me faisait une situation intolorablc ... Elle a pleurniché, maisj'ai tenu bon ... C'estdrôle, les larmes ne lui Yont pas ... Elle était peut-être sincère dans son regret ... llah ! Le dépit d'être lâchée ... Tu vois, j'applique tes théories : On ne se plaît plus, on se quitte. l\I1cucL.- Pardon, pardon. Mes idées n'ont rien à voir ici. Ne les galvaude pas dans tes rapports avec mademoiselle Clarisse, je te prie. Ta Clarisse était un joli petit animal de joie, et non une femme. Elle était ton vice, comme tu dis, mais pas ta compagne. VALI'-. - Pourquoi pas? Il y a compagne et compagne. M1c11LL. - ,\lions donc 1. . Sois franc: .\urais-tu voulu un enfant d'elle? L'aurnis-tu installée au chevet de ta mère mourante? (1) \' 01r les numéros d'octol,rc et de no\'cmbre 1890.

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