LES coor,::nATIONS OUYlllÙŒS ,., Tout cela est vrai, et Cf' n'est pas le seul incom énicnt; 111ais l'homme attaqué qui n'a qu'une piquf" sou-;la main, s'en sert tout f"ll pensant qu'un fusil ferait mieux sou afTair<'./\u s11rpluc;,hl grè,(', pour être efficace doit ètrc organisée; clic doit ne pouvoir t'·lr<·décidée que sur l'avis conforme des corporations rédérées. Alor,; clic sera plus conforme il la justice et plus fréqur1:1mcnt victorieuse. Hâtons-nous d'ajouter, que mèmc ainsi organi::,éc et généralisée, la grève ne serait pas une solution; de toutes façons elle n'est que l'un des phénomènes du salariat, mais clic aguerrit l'armée prolétarienne, elle défend tant bien que mal au jour le jour les intcrèts les plus immédiats ; par ses impuissances mèmes, clic com·ain<.:les ou,Tiers qu'il n'y a de salut pour eux que dans l'intervention sociale, intervention devant provenir soit de l'inf1ucncemcnt, soit de la conquête des pou\'Oirs publics, et c'était justement il cctlè coneluc;iun que nous voulion:; arriver. \'Il Nous conclurons en récapitulant brièvement les <'Onstals auxquels nous sommes arrives, au cours de cette étude forcément écourtée. 1° La coopération n'est Yéribblcmcnt efficace que sous la forme de société de consommation; mai,; de <.:c as clic n'atteint très partiellement encore que le paras1tisnw comnwrcial, laissant inta<'t le parasitisme ..:apitalistc autrement oppressif, autrement onéreu,,;. li n'apparaît pas non plus, quoi que prétende dans son généreux optimisme Charles Gide, que Je,; société,- de consommation puis,;ent se multiplie1· et s'étendre au point de pouvoir rcorganiser la production dans le sens de la justice. 2° Da11sla plupart des cas, la coopération e;;t forcément impuis • sante sous la forme de société de production, les conditions de la production moderne nécessitant pour toute entreprise importante une quantité de capitaux bien supérieure à la totalisation des épargnes coopératives. 3° Il y aurait plus d'élément de succès dans les sociétés en participation; mais ces sociétés ne reposent que sur l'arbitraire patronal; on ne peut rien fonder sur le bon vouloir des privilégiés, toute l'histoire en témoigne, et le peu d'empressement du patronat contemporain à faire la part du feu le confirme malheureusement. 4. 0 Pas plus que la prévoyance individuelle, la prévoyance coopé-
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==