La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

~IOLl\"E~IEXT SOCI.\L EX FR.\XCE ET,\ L 0 ÉTK\XGER ÎJI com·e,.sion. - assure l'ol'gane russe - et déjà le trait{, était sign<' par les pal'tics contractantes. Le chef de la maison Rothschild à Pal'i,. le baron Alphonse Rothschild, jugea cc moment tr~s oppol't.un pour faire rle noU\·cllcs représentations en faveur des juifs !'Usses. ~1. \\"yschncgradski 1·cleva d'une façon aussi catégo,.ique qu'énel'giquc, l'incom·enance rie cette intel'vcntion. Sur quoi, le baron Alphonse Rothschild dJclara se considét·cr comme dégagé de ses obligations relatives au ti·aité de convc!'sion, et entreprit une campagne de baisse contre les valeurs n1s,es. La X eue Freie P,·essc, le moniteur rie la haute juiverie. est tout aussi explicite. Elle commence par dire que la position soriale de la maison Rothschil,I eùt ét<'menacée si le baron Alphonse arn1t cédé ! Ecoutez le cl'i de la jui,·e1·ic triomphante, c-claen vaut la peine. « L'emprunt nIsse a <'chou«'. et ries hauteurs de sa gloire, :\l. \\'yschnegmdski est tomhé dans la poussière. La Russie ne trouvera en ce moment, pas an sou dans toute 11-:urope : il n·y a pas un mal'ché qui aurait la force et le courage d'arnncel' un capital à cet empi1·c ; il n'y a pas un groupe financier qui oserait secharger d'un 3 ~. russe.Les diplomates ont beau coul'tiser les hommes d'Etat russes, les souvc1·ams et les rninistrns pcu,·ent témoigne!' leu!' plus chaleul'cuse amitié au cabinet de Saint-Pt!tel'sboul'g, cela n'y changera rien - a~sure avec rai~on, l'ol'ganc ist•af'lite- Voyez la. Ru~sic offrir ses papiers, aucun preneur ne se présente, aucune banque ne \'ient à son secoul's. Et ainsi finit le 1'è1·.c.. • lmpossil.lle de proclamer a,·cc un cynisme plus effronté la toute puissance de la juiverie ! Le juif se pl'ononce et la cause c~t jugée : intérêts nationaux et politiques n'ont plus rien à y voir, la volonté du juif prime, sa puissance domine. Et déjà nous voyons le czal' céder. M. "\Vyschncg1-a<lskia exposé à son sou,•erain les conséquences désasti·cuses d'une brouille avec la dynastie des Rothschild, et le czar s'humilie. t·n premier gage vient d'èt1·c donné : l'expulsion des juifs de Moscou est arl'êtée - p1·ovisoil'ement. On se rattrapera pal' une recrudescence de pel'sécution enwl's les catholiques : cela ne til'e pas à conséquence et entretient la main 1 Ce1·tes nous nous l'éjouissons de voil' cesser une pe1·sécution aussi inhumaine, aussi barbal'e q«e celle exercée pal' le gouve1·nemcnt rnssc contl'c les Israélites, mais nous somm~s effrayés d'une pl'eu,·c aussi éclatante de la toute puissance juive. Eh quoi ! un mot de Rothschild su/lit pour l'uiner le crédit ùe toute une nation. p0lll' lui fcl'mel' tous les marchés ! Yoilà où nous en sommes al'l'ivés ; nous sommes à la diSCl'i'tion absolue du juif. )laltl'c sournl'ain de nos destinées, il règne et gou\"Cl'ne le monde. Et, lâcheté suprèmc, on tolèl'C cet escla,·age J1ontcux. On tlattc ce Césal' de l'ol', on s'humilie devant sa majesté ventripotente, on sollicite sel'\"ilement un souril'e grimaçant du sémite. Et tandis que cette souveraineté bien fin de siècle déchil'e cyniquement les voiles qui la cachaient aux yeux de la foule, nous entendons clans les bas-fonds gl'onclel' les mul'mUl'CSmenaçants des déshérités de ce monde, qui sinistres et l.llèmcs bataillons. s"apprètcnt à liner l'assaut à la société. Tyrannie du juif, ty ..annie des masses, voilà le p1·ésent,voilà l'avenir, voilà où nous a menés le régime économique du libéralisme. Et dil'e qu'on n"apas l'énel'gic de se déli1Tel' de cet.te tunique de Xessusl Yoilà une conclusion à laquelle nous ne pouvons nous associer que très partiellement et en la corrigeant, car il serait absurde de ne pas souiller mot de la tyrannie de l"Eglise, toujours

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