î56 L.1 HE\'UE SOCI.ILISTE n'endormira la Yip:ilancepopulaire sur la question du travail en génfral. Pins les onniers font de progrès, plus ils devienn<'nt mécontents des inégalités qui restent à saper. Si la commission ne satisfait pas leur appétit Je gouvernement s'apercevra qu'il a créé un engin pour sa propre destruction.>> RUSSIE. La J)Uissa,ice rlu Capitalisme (C:::a;· et Ù(IJ'On).- L"article suivant que nous reproduisons textuellement est extrait du journal ultramontain le Courriei· cleBru.relles. Inutile de dire que nous ne partageons pas les sympathies allemandes de cotte feuille cléricale, qui a autant !"horreur dos idées françaises que do la JuiYerie. Pour elle, la France est l"ennemie, parce qu"elle représente au plus haut degré c, la tyrannie des masses», c·esi-à-dire la R<'.•,·olulion, et, pour commencer, le Snffrage uni verse!, c·est-à-dire la bête noire actuelle de la triste réaction belge. 11ais dégagé des préoccupations professionnelles et politiques, cet article est très-intéressant en cc qu'il moÏ1lro la puissance de plus en plus accaparante <ln Capitalisme, le seul roi de cette Îl n de siècle. ,, Une rnlonté fait seule la loi rn Russie.• Jamais mot ne fut plus vrai. Dans l'immense empi1·equi s'étend des riYcs de la Baltique aux côtes de !'Océan Pacifique, desglaces éternellrs des r<'gions sous-polafrcs aux région, tropicales desIndes, un seul homme dispose desvies, des biens, desconsciences. è\on content de sa domination despotique su,· les corps et les fortunes, il étend mème sa main sur les âmes, et prétend leur dicter la loi. César et Pape à la fois, il est le maitre temporel et spirituel, devant qui tout ployc, pour ne pas être broyé. Jamais autocrate ne veilla ~vcc un soin aussi jaloux sur l'indépendance cle son pouvoir. Les plus grands, les plus puis~ants monarques de la terre. ses parents les plus proches, ses alliés les plus précieux, ont en vain tent.: de fléchh· cette volonté suprèmc. Qu'il s'agisse de grnndcs ou de petites choses, peu importe, le czar ne cède jamais à l'influence étrangère. Prières et menaces se brisent contre un d(,dain glacial. Et cc czar orgueilleux, qui, hier rnco1·c, refusait à l'empereur allemand une faveur in~igniflantc, cc souverain tout puissant qui, avec un nu<pris insultant, retoum., au lor<l mayor de Londres une adresse signée cles plus grands noms des trois Royaume~ l"nis, cet autocrate inflexible, courbe l'échine et s'humilie devant le 1Ja1·oRn othschilcl. Le pct,t neveu du prèteur crasseux de la Judengassede Francfort impose sa volonté au czar de toutes les Russies 1 Le <loutc n'est plus permis: une note russe, d'apparence officieuse, ùans la Nowoje îV,·emja, avoue la chose sans détour, et l'organe officieux de la dynastie Rothschild la confirme : On était tombé d'accorù sur toutes les conditions du nouvel emprunt de
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