La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

L.I REITE SOCI.\LISTE pas, ù mon aYis, la connaissance des questions économiques et industrielles qu·o11 lui accorde gén{•ralcment. Sir Michael Hicks-Beach et Sir John Gorst, d'un autre côté, ont droit à faire partie de cette Commission. Sir John a une grande cunnai~sance des questions du travail en Burope et, tout lié qu'il était à la conférence de Berlin, il s'en est cependant bien ti~é.- Quant aux libéraux, si ~Ir. Mundclla agit comme le Mundella d'il y a six ans, et n·enfourche pa5 son dada du laisser-faire, ce sera une bonne acquisition pour la Commission. ?II. Fowlcr est un homme capable dont !"habileté à traiter les questions ou\Tières ne s'est pas encore montrée. ~lais il y a plusieurs hommes qui, à mon aYis, n·auraient pas dù faire partie de la Commission. Par exemple, Sir E. IIarland, qui représente une industrie qui n'a pris qu'une faible part, comparativement, à !"état de ehoses qui a donné naissance à la Commission. Il y a aussi l\lr. Gerald Balfour, dont les titres sont nuls, autant que je sache. Et ce Sancho Pança politique, Mr. Josse Collings, dont la nomination n'est comprise ni justifiée par personne. Sous le rapport de la connaissance des allotissemcnts et des travailleurs des champs, Joseph Arch. Simmonds ou tout autre représentant direct était !"homme qu'il fallait. l\Ir. Bolton est un autre membre superflu de la Commission. Quant à Livescy, je ne suis pas fàché de le voir dans la Commission, ni Sir W"' Lewis. Si la commission doit être complète, qu'elle contienne les meilleurs - ou plutôt les pires - représentants du capital. Il n'est que juste que les plus acharnés antagonistes des classes ouvrières aient roccasion de prouver combien le commercialisme sans scrupule va la main dans la main avec la philanthropie bienfaisante. :t-;aturellement je suis content de voir le nom de Tom Mann dans la Commission, mais je crois que les matelots aussi bien que les dockers auraient dù être directement représentés par J. H. Wilson et non indirectement par Mr. Plimsoll qui prend un intérêt philanthropique à leur bien-être. Michael Davitt est un de ceux qui ont été omis. Le mouvement du travail en Irlande a été jusquïci principalement politique et agraire et a été dirigé par Davitt; et bien que Mr. Austin rc1 )résente le côté des trade-unions, qui est de croissance récente, il me parait de mau vaisc foi de ne pas utiliser la vaste connaissance que possède Davitt au sujet des souffrances des paysans irlandais et des besoins des ouvriers irlandais. D'un autre côté Will Thornc, secrétaire du syndicat des ouvriers du gaz aurait du ôtre nommé parce que cc syndicat est celui qui a le plus particulièrement, et avec succès, combattu dans la question du travail des manœuvres. Des hommes tels que

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