La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

)!OUYE)IE:'iT SOCI.\L EX Fll.\:-.CE ET A L0ÉTR.\:-.GER î:')3 diate ù'une question brùlante dont la discussion en plein parlement serait alors désagréable . .\Jais d'un mauvais outil un bon ounier pcnt quelquefois lircr d'assrz bon trarnil, et, de toutes lrs commissions royales qui ont siégé, deux ou trois d'en lre elles ont du moins collPctionné dïntéressants et utilrs documents. Lr fait inouï qu'un gouvernement torr s·est enfin vu forcer la main an point dïnstitncr une commission du travail 0st une preurn qne le socialisme n'est plus une quantité négligeable; c·est aussi unr manœune électorale, car on s·attend, en se fondant sur le récent ùiscours du budget, ù une dissolution vers la fin de l'année. Yoici la composition de cette commis ion. Elle consiste en 15 toriE>s et 12 libéraux; les premier., sont considért'·s comme étant en fa,·cur du capital, les derniers en faveur du travail. Les 10 tories sont: Lord IIal'tington (président) ; Lord Derby, Sir ~Iichacl Hicks-Beach (député); Sir John Gorst (di'.·puté); Mr. Leonard Courtney (député); Sir E. IIarland (<ll•puté); .\Ir. G. Balfonl' (député); .\Ir. Jesse Collings (député); Sir F. Follock, Sir W. T. Lewis, .\Ir. T. H. Ismay, .\Ir. Da,·id Dale, ~fr. Geoqre Lil·esey, .\fr. W. Tunstall cl .\Ir. HccoliU. L0s 12 libéraux sont: .\Ir. :\lnndella (député): Mr. II. Foroler (député); .\Ir. Bolton (dépntt'.·); .\Ir. Burt (député): Mr. W. Abraham (député); le Professeur i\larshall, .\Ir. Plimsoll, .\Ir. J . .\laudsley, .\Ir. Tom .\fann, .\Ir. Edward Trow, ~Ir. Ilenry Tait, .\Ir. Austin. Les capitalist0s ont naturellement une majorité dans celte commission. Elle ne satisfait personne, CC' à quoi il fallait s·attendre. Le parti du travail aurait aimé ù y rnir fignr<'r les noms de John J3urns et de :\lichacl DaYitt, cc qui aurait été un gage de sincérité de la part du!ou,·ernement. Je ne peux mieux vous faire connaitre la commission qu·en vous donnant l'opinion de John Burns ël son sujet, exprimée ù un rédacteur du journal la Stm·. « Pour comm0ncer par le « noble» président, je pense que le choix est singulièrement malh0urcux. Lord Hartington a été considéré jusquïci comme un homme dénué de connaissances sur les questions sociales, économiques et politiques qui affectent les classes lahorieuscs. li est président de la Compagnie de Barrow Steel, et à ce titre a acquis une connaissance partielle et superficielle qui, dans son cas, est dangereuse. S'il remplit ses devoirs de président de la manière légère qui caractérise sa vie publique, il n'y a pasgrand'choseàespérerde la Commission en ce qui le concerne. Quant à Lord Derby, il est complètement compétent pour représenter l'intérèt des landlords, mais il n'a ~s

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