~lOV\"E~EXT SO('I.\L EX FRAXC'È ET.\ L'ÉTRAXGER îiï à 800 francs. En cas de décès un tiers de la 1·ctraile serait servie à la veu,·e et aux orphelins. 5" Cet article vise les ré\'Ocatlons qui ne pourront plus être prononcées que dans les trois cas suirnnts: flagrnnt délit de vol, ivresse flagmnte ti·ois fois constatée, abandon du service sans motif. 6' Cet article, dans sa forme volontai1·ement courtoise, vise !e Mplorable usage de la police secrète et de dénonciations que la compagnie a élevé à la hauteur d'une institution : les amendes ne pourront plus ètre appliquées q1,1'en cas de flagrant délit et elles nïront plus enrichir ln compagnie, mais seront versées à la caisse <lesecou1s du syndicat. Ajoutons que la Compagnie des omnibus a\'ait des dernirs à remplir non-seulement vis-à-Yis de ses employés, mais aussi à !"égard du public et de la Yille de Paris, - et elle n·a rempli ni les uns ni les autres. La déchéance s'impose, toile est la conclusion du rapport do Rouan cl sur le ·monopole de la Compagnie. Le Conseil municipal doit donc Yoter d"une façon ferme la déchéance et mettre le Pr(·fet en demeure de sanctionner les votes répétés des élus do Paris. La capitulation do la Compagnie ne doit pas la sauvel' do la déchéance. Tout d"abord lïnsolence féodale des administratenrs do la Compagnie méritait une leçon, et la meilleure c·était précisi•menl la gré,·e terminée ù rarnntago dn ses subordonné,;, c·est-ù-dire le triomphe de ses vassaux rérnltés. Yiennent ensuite la dfohfance du monopole et son rachat, soigneusement épluché, par la Yi lie de Paris. La co1n-e,•sion cles e1,1prw1ts de la Ville de Pm•is.- Le total des charges réelles incombant à Paris pour les sommes reçues des prèteurs (intérèts, primes de remboursement, lots, taux fictifs, frais, etc ... ) peut s'élever à environ 6 OJO.- A part les emprunts où le taux nominal e;;t de 1 010, la récluction des intérèts servis ne devait assurer qu'une faiblr économie, à cause de la modicité des intérèls proprement dits. !\lais cette économie sufllsait pour justifier l'opération projet<'.•e. :\Jalhcureusement les auteurs de la proposition de conversion l'ont bizarrement relirfo et personne no l'a reprise, sous prétexte qne le gouYernemcnt ne la défendait pas. Yoilà un symptôme d'affaissement politique an moins étrange chez des édiles do Paris. En efTet, pour les Yilles comme pour l"Etat, rnmoindrissement de la dette, par une série de conversions, est le premier intérèt et le premier devoir budgétaire.
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