~coun:m:xT SOCIAL EX FR.IXCE ET A L'{:TR.\XGER 711 « C'est l'union des volontés et la concentration des efforts « qui assurent la victoire. « La République ne doit pas s'arrêter dans cette voie de la << réalisation des réformes pratiques et des progrès réfléchis qui << doit être rœuvre d·un gouvernement d'opinion, issu du vote << populaire.» La Constitution défend de demander compte au Président de la République de ses faits et gestes. Aussi en passons-nous sous silence. Il n·est pas responsable même de ses propres paroles. Il est couvert pat· ~es ministres. l'ious nous tournons donc vers Ir gouvernement, yers << ceux que le premier magistrat de la République a investis de sa confiance.• C'est il eux que nous demandons compte d'une phrase injurieuse que n'aurait pas dù se permettre le chef respecté de la République Française,- surtout au lendemain de Fourmies:« Cc n·est pas de la ,·iolencc plus ou moins clésinlcnssee de quelques-uns que le pays peut attendre ces satisfactions d<'.,~iréesde tous.>>- L'on ne faisait pas la morale aux socialistes, lorsqu'ils combattaient l'aventure boulangiste << par l'union des volontés et la concentration des efforts.» Aujourd'hui l'on doute de leur d<'.•sintéressement. C'est aux investis de la confiance de .1\1. Carnot que nous demandons pourquoi leurs actes trop ~ouvent négatifs, ne sont pas en accord avec IPs paroles de l\I. le Prési.drnt de la République, - pourquoi l'iniliatirn gouvernementale ne correspond pas à l'initiative un peu désordonnée de la Chambre,- pourquoi ce soit toujours sur de,: initiatives J,rivées que ron résolve de temps à autre quelques mesures essentielles au soulagement dn trésor et des contribuables, - pourquoi les bonnes volontés ministérielles ne sont pas à l'unisson des bonnes volontés parlementaires sans cesse arrètées par la célèbre Force d'Inertie, - pourquoi enfin rien ne se fait, -· et pourquoi il n'est pas mieux veillé à l'exécution intégrale des rares lois qui protègent actuellement le travail, - et pourquoi l'on réserve toutes les tracasseries policières, toutes les sévérités légales ou non aux mouvements socialistes, tandis que rou est plein de ménagements pour les :igissemcnts capitalistes. Il ne suffit pas de répondre aux propositions de réformes ouvrières, fiscales et judiciaires: « Nous ne nous opposons pas.» Celui qui n'est pas pour les réformes est contre les réformes. Une politique de Ponce Pilate est une politique traitresse ù la Démocratie. Des actes et non des paroles. 1'e1·bai·ozant, acta manent,
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