LA RE\"lJE PIIILOSOl'Il!Qt:E ET LE SO(;IALIS~JE lXT~:GR.\L 72î rebours. - Qui n'a observé en soi-même et chez les aull'cs ln. très grande différence entre les senLiments et les acLcs. Combien d'individus qui, au c0in de leur feu, tranquilles, loin de la luLtc, sen Lent en eux des impulsions génél'euses, éproun!nt comme la palpitation dans leur cœur d'un idéal élcYé et fraternel. Yoilà le,; sentimcnls. - Yoyez maintenant les actes, il a fallu être dul', sec, impitoyable envers le faibl<', extrême dans son droit, il a fallu comploter la ruine des concurrents afin de mieux se prémunir soi-mème contre un semblable malheur. lio,no ho,nini lupus. Celle néccssilé dominatrice du combat pour la de produit la démoralisation croi~sante, dont nous Yoyons J'affiigeant spectable. Supprimez le combat, réduisez-le à une salutaire et pacifique émula lion - et, le règne des« escrocs et des aigrefins» aura vécu. Il est bien possible cependant qu'il en subsiste encore un cc!'tain nombre, sous le régime collectivi$tC, de ces gens ingénieux à vi\'l'e sans rien faire aux dépens de la communauté. :\lais cc seront alors de pauvres pcLits parasites, humbles, honteux, dissimulés dans quelque fonction in utile; on ne verra plus comme de nos jours, les escrocs et les aigrefins de la haule finance maîtres de leur époque, soure,·ains réels sous le mensonge des constitutions des lois et sùus le barnrdagc vain des Chambl'es représentatives. L'Etat futur pourra être envahi par ces vols de sauterelles administratives qui rongent si bien nos budgets et par ces médiocres fonctionnaires auxquels un ministre spfrituel ne demandaiL que deux qualités: l'exactitude et la paresse, mais qn'cst-cc que eela en regard des énormes pn'.·lèvements du capital? N'est-il pas juste aussi de compter sur la possibilité et la facilité du contrùlc des intéressés. Cc contrôle esL illusoire de nos jours: car je suis persuadé que tous les électeurs réclament la suppression des fonc1ions inutiles, et cependant parmi nos goll\·ernants la faiblesse des uns, la complicité des autres, la trahison de presque tous condamnent la volonté populaire ,L l'arnrtement. Supposez un gouvernement presque direct, fondé sur la volonté populaire exprimée à toute occasion et promptement obéie et croyez-vous que le mal resterait incurable? Concluons donc: si le régime collccLivistc doit exiger plus d'honnêteté que toute autre, il aura aussi pour effet de créer cette honnêtelé et ùe donner au peuple le moyen de se mieux défendre contre les menées astucieuses des rouées. III. - Dans la fin de son travail, l'écrh·ain de la Revue Philosophique reproche à :l',falonde semer la haine et la dôfiancc et d'attaquer injustement la bourgeoisie. Et il lui dit: c< Où
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