L.\ LÙ:EXl!E Jlt: \"JCTOR HrGO emparés du g-ouvernemC'nt, t'·t..'lil'nt si tart'•s, IPur po111·oirsemhlail si prérai1·C', q11r ll's hourg-eois ri'.·p11blicai Il" bala.n··._de France', Il<' rrurC'nt pa,; ù la clurt·C' de !"Empire. Durant des SC'mainC'set dC'smois, tous les m'.l.lins, tremblants d'émotion, ils dt'•pliaiC'nt IC'urjonrnal po1Ir y lirr la chute du g-ou1·crnC'mc11t de•dérembrr e>tleur rappC'l lriomplrnl: ils teaaie>nt lrurs malles hourlt'•ps pour IC'rnyag-C'. Ces r{•puhlicain" bourg-Mis qui arnient massacré rt dl'.•port{• rn masse>lrs ounicrs, assC'znaïf's pour rfrlamer à l't•chéance lC'srt'.•fornwssociales q11ide>rnienl acquitter l('s trois mois de misères. mis au Sl'rvicC'de la rt'.•pnbliquc, ne comprcnaÎL'lit pas que le Ill'IIX Ilt'•cPmbrr était la cons{•tp!C'llCl' logiq Ill' des journées dr J IIin. l ls nr s·aprrcc1·ai(•nt ras encore q Il<' lorsqu'il,; avaie>ntcru ne mitraillrr q11rde-; comm1,nbtrs d des ouvrier;;, ils arni011l tué Il'" plus {•110rg-iq110sdéfense>urs de leur républiq110. Yictor Hugo, qui t'.•tail incapa_hlede dt'-brouiller une situation politique partagea leur :l\·cug-lcnwnt: il injuria C'll prose C'len ,·ers le Iwuph• parce qnïl ne l't'J11·crsailpas il l'instant l'Empire qur lui et S<'S amis arnient fondé et consolidt'• dans Il' sang populaire. ,Tdt• ;\ bas de ses rl\1·es ambitie11-.: ('t enfit•vr{• par l'allPntC' ince>~,;antode>la chute' immédiatr de );apolt'•on fl[, Hugo pour la prrmièrc et l'uniqu(• fois dC'sa 1·ielùrhr la bride aux pas,;ions turbulentes qui ang-oi-;;;aicnt son cœur. J>t'.•çudans ses ambitions personnelles, il s'attaque furibondenwnt aux personnC's, aux nouhcr, aux :\la upas, anx Troplong, qui culbutl,renl ses projets: il les preml il bras le corps, les cou1-rc de crachats, les mord, les frappe, les terrasse, les pidine aYe>Cune fureur épileptique'. Le poi.•te est sincère dans les Cl11ili1J1e11ts; il est là tout e>nticr a,·ec sa nrnité blessée, son ambition trompée, sa colfrc jalouse et son envie>rageuse. Ses l"ers que l<'s amplifications oisruses et des comparnisons t'•tourdissanles rendent d"ordinaire si froids, s'animenL et YibrC'nt de passion. On y dt'.•g-agc,sous des charretées de fatras romautique, des l"ers acfrés comme d<'spoignards et brùlants comme dC's fers rouges; des vers que répètera l'histoire. Les Châli111ents, l'ouvrage le plus populaire do Yiclor Hug-o,apprit à la jeunesse de l'Empire la haine cl le mépris des hommes de l'Empire. Il est dC'shug-olùlrC's de bonne compagnie', monarchistes, voire même rt'.•publicains qui s'effarent aux e>ng-ueuladesdes Cluîti11ie11ls: ils n'en parlent jamais, ou si parfois ils Jps mentionnent, c·C'stavec d<'sprécautions oratoires C't des réticences infinies. Le>ur pudibonderie les empêche Je rC'co1111ailroles services que ce pamphlet enragé rendit et rend C'ncoreaux conservateurs de toute pro,·enanco. Hugo agonise d'insultes les
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