008 L.\ RRH:F. SOC!.\ LISTF. LALÉGENDEVICTOHRUGO de 1817 à 187Q (ll Victor llugo appartient maiutenant à l'impar·tialitc de l'histoire. Dés le eonp d'État de 18:52la légende s'est empan'e de Hugo. Durant l'Empire, dans l'intérêt de la propagande anti-bonapartiste et républicaine, on n'osait s'opposer à cette cristallisation de la fantaisie, en guète de dcmi-<lieux : après le 16mai, il n'y avait pas nécessité cle troubler les dernières années d'un homme ügc, dont le rôlP. était fini. ~lais aujourd'hui que le poète. célébré par la presse, reconnu et proclamé le « grand homme du siècle » dort au Panthëon, « la colossale tombe des génies », la critique reco:J'luiert ses droits. IWe peut, sans crainte de compron,ett:·e des intérêts politiques etcle blesser inutilement un vieillard inoffensif, étudier la vie de cet homme, au nom retentirnant. Elle a le ùcvoir de dégager Ja vérité enfouie sous Ids mensonges et les exagêrations. Les hugolùtres se scandaliseront de ce qu'une critique impie, ose porter la main snr leur idole: mais qu'ils en prennent leur parti. - La critique historique ne cherche pas à plaire et ne craint pas de déplaire. Cette étude écrite en pr·ison, sur des notes recueillies en !81.i9,n'a pas la prétention . d'épuiser le sujet, mais simplement de mettre en lumière le ,·eritable caractér·e de Victor Hugo, si étrangement méconnu. P. L. Ste-l'élagie 23 juin 1883. (2). (]) Le jugement porté sur Victor Hugo dans le prêscnt article est personnel ;\ l'auteur. A la Revue Socialiste, où le graad poète compte tant d'admirateurs. on ne saurait en accepter la responsabilité. Cette libre critique pourra comporter une libre réponse. (l\ote de la Dircctirn). (2) Cctre étude, é<'rite depuis des années, le lendemain de la mort de Vktor Hugo, n'a pa;' enC'oreperdu de son originrdité, le côté de sa vie publique que j'envisage n'ayant été ni étudié, ni critiqué. Paris, 30 mars, 1891. P. L,
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==