LES 110XOPOLES D' t:TA T 66ü les chiffres suivants, qui évidemment auraient besoin d'ètre expliqués: FRANCE : RÉSULTATS FINANCIERS DE L'EXPLOITATION DES MINES. 1888. Désignation de la n~,lure des )fines en ga.in --------------- Rc\'en. Aets )[ines en perte ... ---------- -- Rénèficcs nets concessions Xombre imposés 'X ombre Déficit Fr. Fr. Fr. Combustibles ... 1G6 36.928.123 19- ~' 3.566.311 33.362. lOü Minerais de fer.. 26 1.231.093 38 700.820 5:H.2ï3 Autres minérais. 3~ 3.200.015 3G l.21ï.-1ï:t 1. 953.173 Totaux .. 22(l 41.360.161 201 5.52,Ui06 35.836.855 M. Georges Stell, qui est loin d'ètre socialiste, écrit de son coté : « Les capitaux engagés dans l'industrie des charbonnages dépassent 111111ill111rd; le nombre des mineurs est d'au moins 110.000, recevant un salaire de llO millions de francs (1.000 francs par famille de 5 ou 6 personnes); ils produisent chaque année une masse de charbon évaluée sur le carreau des mines à 210 millions de francs et que les consommateurs payent 656 millions en 1!<81. A q11pi rofite ceprodigieux écart de 416 111illio1d1es francs, sinon aux co11cessio1111aires de 111i11eet saux entrepreneursde /ra11sports? ( 1). Nous voilà loin des 35 millions précités, et du côté de M. Stell est la vérité, car si, des statitiques générales, nous descendons aux chiffres de détail, la monstruosité des dividendes· éclatera à première vue. La compagnie d'Anzin, dont la grande charte date de 1757, divisa à partir de cette époque, son capital en 21 sous et 288 deniers; les deniers furent à leur tour divisés en centimes, ce qui fait un total de 28.000 parts, les deniers avaient une valeur de 100.000 francs, le centième de denier équivalait donc à 1.000 francs. Or, de 1850 à 1881 ces centièmes ont bénéficié des revenus suivants: EXBRCICES RÊPART, EXY.RC. REPART. EXP.RC, RÊPART, EXERC, Ri•:PART, 1850 70 1859 150 1868 180 187ï 150 1851 70 lî60 150 1869 180 l8î8 140 1852 80 1861 130 1870 160 1879 140 1853 80 1862 120 18îl liO 1880 HO 1851 90 1863 l:?O 18ï2 2ï0 1881 100 1855 120 1861 120 18ï3 400 1882 100 1856 110 1865 150 18î 1 '100 1883 100 1857 J.10 18ti6 lG0 1875 400 1884 100 1858 150 1807 180 18iü 218 (2) Au 31 octobre 1886, le cours du centième de denier était encore de 181.250 francs (3). (1) G. Stell: Lts ouvners mineurs da,rs la O'(ottve/le ~evue. (2) Soit c:n tout 5.56o francs, c'est-à-dire près de six fois le capital nominal dt l'action en 34 ans ! (3) Emmanuel Pignon, dans la Revueso<ialisle (188ï),
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