La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

634 LA REVUE SOCIALISTE Figueroa. Blessé dans une escarmouche, à la Ha\'ane, Xa,·ier, sauv6 par le dévouement de l'aumônier, le père Jésus, recueilli et soigné chez un propriétaire voisin du champ de bataille, s'éprend de Maria Fontdcviela, la fille ùu colon, qui partage son amour. Il la demande en mariage, en \'ain; mais tous deux se promettent une fidélité éternelle. Forcé de retourner en Espagne pour se guérir des suites de sa blessure à 1'6paule, Xavier jure de revenir et de ne pas oublier son amie. A :-ladrid, le lieutenant est rc,:u a,·cc joie par le général, qui le présente à sa femme, la charmante tala, celle que tous admirent, cl qu'on a surnommée la Negra. Il n·oublic pas encore :-!aria, le brave Portal. Il accompagne en Suisse la générale, à tous deux on a recommandé le climat des bords du lac de Gcnè\'c, elle pour se guérir d'un commencement de phtisie, lui pour h:Uer la guérison de sa blessure. Le ,·ieux Figueroa, retenu par la guerre carliste; le frêre de Lala, le professeur Ramon, obligé de demeurer à son poste d'cnsei!;ncmcnt: seul, Portal posscdc a,sez la confiance du général, pour être chargé de veiller sur la chère malade. Cc qui doit arriver, an,ve; Lala et Portal dC\'icnnent amants. - Hevenu à :-Iadrid, Parlai qui a honte de sn trahison, cherche à rompre, à reprendre un ~Cr\'iCc actif, au loin; jalouse, la Negra pr{n·ient anonymement son mari, pour qu'il les surprenne dans un dernier rendez-vous et les tue ensemble. Figueroa abandonne son poste, ne peut surprendre l'amnnt qui s'est enrui, a\'erti par un aveu ùt eœtremi.s de la maitresse, mais voit mourir sa femme succombant à une attaque d'hémoptysie. Il retourne à son poste, mais trop tard; on s'est aper~u de son absence, on ra soupronné d'a\'oir passé aux carlistes. li est obligé de se cacher, de foir. A\'ant de mourir, Lala a prononcé le prénom de l'amant, Xa,·icr; Portal a entendu cette confession, il croit donc que son \'ieil ami sait désormais à quoi s'en tenir. li n'en est rien. Celui que hait désormais Figueroa, c·cst un homonyme de Portal, Xavier Ramirez, officier comme lui. En campagne contre les carlistes, Portal ayant repris du scl'\'icc, se retrourn face à face a\'eC son bienfaiteur, qui le supplie de l'aider dans sa \'engeance. L'amant de Lala arnuc alor5 sa faute, et dans une lutte, blesse grièvement le général, qui meurt en lui pardonnant. Longtemps après, au moment où Portal, riche par la mort de Figueroa, va épouser :-Jaria Fontdeviela, son amoureuse de la J fa,·ane, le frère de Lala, Hamon, dcrnnu fou, tue le paU\-re officier. Le récit un peu sombre et d'allure mélodramatique au dénouement, n'en e~t pas moins d'une attra~•ante lecture. L'auteur ne prouve rien quant à sn. thêsc. li est trop aisé d'expliquer de tels é,·énements d'une fa,:on moins métaphysique. Nous sommes par contre, fort heureux d'avouer que son style des plus clairs et des moins banals, n9us a charmé. L'auteur excelle à peindre les types, avec cette bonne et franche gaieté latine, bien différente de l'humour anglai~ et du sarcasme allemand, et quelques-uns de ses portraits, ceux des docteurs :-iochales et i\1undeli sont des mieux réussis. L'tchéance. - Dans sa collection à 1 fr. 25, la librairie Hachette vient de publier une traduction de !'Échéance et de Lady Clara, deux nouvelles de Spielhagen, le romancier allemand dont nous avons déjà parlé ici. La traduction est de i\I''• Heinecke. 1,'Échéance et Lady Clal'a, ne sont pas des œuvres très caractéristiques. Lady Cla,·a est même une œuvre de jeunesse; elle date de 1857et a été publiée sous le titre de Clam Vere. Il y a toutefois intérêt à ne pas dédaigner cette publication. Le traducteur ne pourrait-il pas nous donner une version française du ,vas \Vill \Verden t

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